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Compte-rendu Ballon du Lycée Xavier Marmier de Pontarlier d’hier


Jean-Claude F5HLQ et David du CNES, sont venus superviser les derniers préparatifs avant le décollage du premier ballon école de Pontarlier, gonflé à 7m3.

Le départ fut donné comme prévu à 14H04, sous quelques rafales de vent. Le ballon disparut très vite dans les épais nuages d’un ciel très bas. La nacelle principale contenait les expérimentations habituelles. Les élèves et leurs professeurs avaient ajouté une nacelle largable que quelques étudiants partis en VTT devaient récupérer.

Le ballon éclata à 22.000m après 1H30 de vol, suivant la trajectoire prévue mais chuta un peu plus loin attendu par notre prévoyant Stéphane F1SRX accompagné de Jacques F6ECO qui se sont rendus sur place dès le début d’après-midi.


Très vite ils situèrent le ballon qui se posa sur le toit d’un petit bâtiment. Les habitants du lotissement intrigués par ces deux olibrius équipés de râteaux qu’ils orientaient dans tous les sens vinrent aux renseignements. Le ballon leur fut rendu par le concierge de l’immeuble.
Point de chute exact : OBERNAU au sud ouest de Lucerne (SUISSE)
F5HLQ, Marie F5UAY et Jeanjean prirent la route après de décollage.

Le ballon parcourut les 220KM plus vite qu’eux.

Ils ne purent que partager la satisfaction de Stéphane et Jacques de ramener le ballon à ses propriétaires.

Pour le groupe, F5UAY

Ci-dessous la comparaison entre la prévision (au-dessus) et le parcours réel (log F4FUS): Cliquez pour zoomer.
Notez qui’il manque sur le réel la descente des 2.000 derniers mètres.
Voir nos autres articles sur Pontarlier.

Retour sur le ballon de Pontarlier du 6 Juin

Ce projet a permis au groupe de Sciences de l’Ingénieur de réaliser un projet très motivant avec un objectif à atteindre bien défini.

Il est a noté que dans l’ensemble les expériences et les montages ont été globalement une belle réussite. Certains points sont toutefois à améliorer :

Fixation des éléments plus solide et définitive avant le lancement (une fixation revue le jour du lancement nous a obligé à incliner l’accéléromètre d’où une difficulté lors de l’interprétation des données)
Utilisation d’une plus large plage de mesure (certains capteurs n’ont utilisé que la moitié de la plage de 0 à 5v)
Gain de poids à prévoir (nous étions à la limite…)
Mieux étalonner les capteur de luminosité (trouver un luxmètre…), prévoir les capteur en double (capteur de pression HS après analyse de l’étalonnage final)

Les photos rapportées par la nacelle ont été très attendues par les élèves, nous remercions encore les radioamateurs qui ont permis un retour très rapide de la nacelle…

Plus d’infos et vidéo à voir ici

Voir nos articles précédents sur Pontarlier

Dans la PQR : Le ballon stratosphérique du lycée Xavier-Marmier est parti jeudi après-midi Et vole la science, vole

UNE TRENTAINE de personnes sont réunies dans la cour du lycée Xavier-Marmier, peu avant 14 h. Le ballon stratosphérique, élaboré par des élèves de Marmier et aussi de Toussaint-Louverture, va bientôt décoller.

Élèves, dont certains à VTT, enseignants, membres de l’association de radioamateurs de Pontarlier se pressent autour de deux bâches qui enveloppent le ballon. David Geoffroy du CNES (Centre national d’études spatiales) est en train de vider sa troisième bouteille d’hélium. Au total, le ballon est composé de 7m 3 de ce gaz qui va lui permettre de s’élever dans les airs, en traînant deux nacelles. Dont une qui doit se détacher toute seule au bout de deux minutes.

Après de longues minutes de stress, les élèves de Marmier s’apprêtent à libérer le ballon. La concrétisation d’une année de travail va pouvoir s’envoler. Pierre-Marie Laloy, enseignant de sciences de l’ingénieur débute le compte à rebours : « 10, 9, 8, 7… »

Le ciel est sombre, chargé de nuages, la tension est palpable et le vent s’est invité. « 2, 1, c’est parti. » Le ballon et sa traînée de nacelles s’élèvent au-dessus de l’établissement.

« Qu’importe les conditions météos, on a réservé ce créneau horaire depuis 5 semaines. L’aéroport de Bâle-Mulhouse est prévenu. Le Ballon devait absolument décoller », explique David Geoffroy du CNES.

Le vent le fait vite partir loin. Il s’approche de la barrière de nuages et la nacelle censée se décrocher au bout de 2 minutes est toujours là. « Ca craint ». Elle contient une caméra qui filme toute la scène.

Le ballon traverse une mer de nuages. On suit son évolution via les écrans des radioamateurs. Il est à 4.000m d’altitude et flirte avec la frontière suisse durant de longues minutes et monte encore. « Parfois, les vents en altitude sont à 100 ou 200 km/h. Ils peuvent le pousser très loin ».

Bonne nouvelle. Les jeunes lycéens partis sur le chemin du train, pour essayer d’entrevoir la nacelle largable. « Elle a été repérée dans les bois d’Arçon ». Quelques dizaines de minutes plus tard, ils mettent la main dessus. Mauvaise nouvelle, la caméra a bougé au moment du décollage. Elle a filmé l’intérieur de la nacelle…

Ianis MISCHI

Pour suivre le projet, de l’élaboration des nacelles aux données collectées, rendez-vous sur le site du projet SpatiaLXM : http://team-4c.pagesperso-orange.fr/spatialxm/index.htm


Un décollage à 14 h – Atterrissage à Obernau

Un décollage à 14 h. Une vertigineuse ascension, jusqu’à 21 km d’altitude et un atterrissage, en douceur, vers 16 h. Les restes du ballon et la nacelle fixe ont été signalés vers 16 h 30 à Obernau, près de Lucerne (Suisse). À 200 km du Haut-Doubs.

L’équipe de radioamateurs suivait le ballon en voiture, via les données GPS, a pu mettre la main dessus. Il était sur le toit d’un petit immeuble.

Pour des raisons indéterminées, la nacelle largable s’est détachée plus tard que prévue et le ballon (avec la nacelle fixe) n’a pas atteint 30 km d’altitude. « Il y a beaucoup de paramètres que l’on ne maîtrise pas. Chaque année, nous faisons une quinzaine de décollages de ce type dans la région. Certains ballons parcourent jusqu’à 400 km. D’autres atterrissent tout près du lieu de décollage », conclut David Geoffroy.

via Est Républicain

Voir nos infos précédentes sur ce ballon de Pontarlier

Dans la PQR : PONTARLIER – SpatiaLXM paré au décollage

Ils pensent à tout. Même à nommer un responsable de la communication. Les élèves de deux classes de seconde du lycée Xavier-Marmier sont bien dans leurs baskets et les yeux rivés vers le ciel.

Les deux nacelles prêtes pour un long voyage.

Depuis le début de l’année scolaire, ils préparent une expérience assez passionnante. Cette semaine, ils vont envoyer un ballon stratosphérique à 30 km d’altitude. « Il y aura deux nacelles. Une largable et une fixe. La première doit redescendre au bout de quelques minutes. Elle sera munie d’un appareil photo. La seconde sera équipée d’une caméra et montera jusqu’à ce que le ballon se dégonfle. Elle redescendra en douceur avec un parachute », explique Paul-Antoine Maugain, un des élèves qui participe au projet SpatiaLXM.

La première nacelle retombera à proximité de Pontarlier. Les lycéens, leurs enseignants et une équipe de radioamateurs scruteront le ciel pour repérer l’endroit d’atterrissage. « La nacelle est très légère, en polystyrène, avec une face brillante pour vraiment être visible. Elle tombera, retenue par un parachute. Nous l’avons conçue légère pour qu’elle ne fasse aucun dégât, même si elle atterrit sur une voiture », prévient Paul-Antoine Maugain.

« Ce projet relie deux matières différentes : les sciences de l’ingénieur et les sciences et vie de la Terre », explique Pierre-Marie Laloy, enseignant en sciences de l’ingénieur. « Dans la nacelle fixe, qui va monter à 30 km d’altitude et subir une température de -50°, nous allons mettre des graines. Et observer par la suite si elles germent normalement ou non. »

Pour ce qui est du jour et de l’heure de décollage, c’est top secret. « Cette opération se fait en partenariat avec le Cnes (Centre national d’études spatiales). Tout est très réglementé et surtout pas ouvert au public », prévient Paul-Antoine Maugain. En revanche, les élèves promettent de partager les photos aériennes de Pontarlier qui auront été réalisées.

Mais il faudra sans doute patienter un peu. La nacelle fixe peut atterrir loin, très loin… Il y a quelques années, une nacelle partie de Franche-Comté avait terminé son voyage dans un jardin… en Autriche !

Ianis MISCHI
vie Est-Républicain