Daniel F6EPQ

Depuis 50 ans, Daniel Parant se passionne pour la télégraphie. Dans la vieille maison familiale où il a installé sa station de radio, il communique avec le monde entier, en actionnant son manipulateur.

[col-sect][column]C’est par le plus pur des hasards, qu’il est devenu télégraphiste. Un certain mois de mai 1957, Daniel effectue ses « Trois Jours » d’armée à Macon, où l’on décèle chez lui : « une oreille de télégraphiste », possédant 20 décibels de plus que la moyenne.

En mai 1958, il débarque à Alger et se trouve affecté à Maison Carrée, à l’école de transmission. Il sera ensuite envoyé, après formation à la station de radio de Constantine, en tant que chef de poste, muni de son certificat de transmission N° 251 où il opérera jusqu’en août 1960, date de son retour au pays.

Le manipulateur, les antennes, les points, les traits l’accompagnent depuis et meublent ses temps de loisirs.

Pour pouvoir officier en toute légalité, Daniel a obtenu une licence et son certificat d’opérateur, délivrés par un inspecteur venu sur place et étonné du matériel en fonctionnement.[/column]

[column]Inépuisable sur le sujet, Daniel avoue qu’« il faudrait des heures et des heures pour tout expliquer ». Dans les grandes lignes, on retiendra surtout son indicatif, F6EPQ. C’est ainsi que Daniel se prénomme lorsqu’il trafique sur les ondes avec un lointain télégraphiste.

« Tiens, j’ai un QSO. » (N.D.L.R. : un contact) Dany manie la petite molette qui amplifie le son. Il répond, maniant la palette gauche pour les points, celle de droite pour les traits.

Ici on ne « twitte » pas, on cultive une relation technique, façon pro. D’ailleurs, Dany ne possède pas d’ordinateur, instrument qui a concurrencé la télégraphie. « Nous sommes de moins en moins de télégraphiste. Je suis le seul actif en Haute-Saône à ma connaissance. »

Pour l’heure, Dany se prépare à remettre en état sa THDX qui a souffert du vent. On l’aura bien compris il s’agit de son antenne.
via Est-Républicain[/column][/col-sect]