Météo France qui annonce des orages inexistants, l’armée de l’air qui voit des avions en double: les éoliennes ne font pas bon ménage avec les radars. Mais après des années de recherche, chercheurs et industriels sont tout près de la parade avec des machines… furtives.

L’initiative évoque un gadget à la James Bond, pourtant le problème est bien réel: rien qu’en France, des centaines voire des milliers d’éoliennes potentielles (3 à 4 gigawatts) sont bloquées pour ne pas empiéter sur les spectres ultrasensibles des météorologues et militaires.

« C’est un gros volume, c’est plus de la moitié de ce qu’il y a actuellement en service », souligne Robert Bellini, ingénieur au service Réseaux et énergies renouvelables à l’Ademe.

Après plus de six ans de recherches, Astrium (filiale d’EADS) et l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera) ont entamé mi-novembre les tests de mesure sur leur première pale furtive dans l’usine de Blanquefort (Gironde), près de Bordeaux. Une première française.

« L’objectif, c’est de montrer que la signature radar peut être 100 fois inférieure à celle d’une pale normale », explique Fabrice Boust, chef du projet côté Onera.

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