Le musée du Sous-Officier de Saint-Maixent-l’École et celui de la TSF de Nanteuil ont officialisé leur partenariat le 19 novembre, date anniversaire.

Au musée de la TSF, Jean-Claude Bernard, son propriétaire, et le conservateur du musée du Sous-Officier, Gérald Souprayen, ont célébré leur rapprochement.

[col-sect][column]Deux musées du Saint-Maixentais ont récemment décidé de nouer un partenariat. Celui du musée du Sous-Officier à Saint-Maixent-l’Ecole et son voisin le musée de la TSF de Nanteuil. Deux sites culturels importants proches l’un de l’autre. Ils ont choisi de l’officialiser au mois de novembre. Mois qui n’a pas été choisi par hasard, et plus précisément le 19 car cette date anniversaire les rapproche. Ils ont décidé dans une démarche d’ouverture réciproque « de créer une convergence entre les publics », selon leurs conservateurs.

La date a en effet une importance symbolique pour les deux musées. Le 19 novembre 1868 voyait la naissance du général de corps d’armée Ferrié, père des transmissions TSF militaires puis civiles. Et aussi, le 19 novembre 1876 naissait Pierre Michelin, soldat du rang, devenu le général de corps d’armée, créateur en juillet 193 du musée du Souvenir à Saint-Maixent-l’Ecole, l’ancêtre du musée du Sous-Officier.[/column]
[column]Il a sauvé la tour Eiffel

« L’autre anniversaire à célébrer est également celui des 70 ans de l’arme des transmissions », faisait savoir Gérald Souprayen, le conservateur du musée militaire. Une approche réussie donc pour inclure dans un circuit mémoriel le musée de la TSF de Jean-Claude Bernard. Il l’a intitulé « du poste à galène au transistor ou l’histoire de la radio ». Les visiteurs mesureront le progrès des transmissions réalisé en quelques décennies. La radiogoniométrie, la télégraphie sans fil, les ancêtres du GSM, bien proches encore dans les esprits n’auront plus de secrets.
Des vitrines spéciales sont aussi consacrées à Gustave Ferrié. On y apprend que ce polytechnicien, membre éminent de l’académie des sciences, a notamment sauvé la tour Eiffel de sa démolition à laquelle elle était promise. Il y avait installé en 1903 des antennes portant ainsi la transmission télégraphique vers les colonies, à 6.000 km au lieu de 400 km jusqu’alors.
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En savoir plus

Le musée privé de Jean-Claude Bernard, ancien électricien et passionné de TSF, regroupe plus de 450 appareils parfaitement répertoriés. Une incroyable collection également, de lampes radio, de documentation, de « réclame » du siècle dernier plonge le visiteur vers l’atmosphère surannée, où le poste de radio se regardait. Styles british, américain, italien, Philips, la Voix de son Maître… ils sont magnifiques de décorations et de délicatesse. Quand l’Histoire, la grande et la petite, se diffusait sur les ondes dans des haut-parleurs, tout aussi délicats…

Contact : tél. 05.49.05.55.93, tous les jours de 14 h à 18 h 30.

via La Nouvelle République