Des dizaines de spécialistes et experts, ainsi que les services du SDIS de l'Aude et de la préfecture sont mobilisés sur cette simulation à taille réelle, de catastrophe majeure./ Photo DDM Jean-Luc Bibal

Jusqu’à vendredi, quelque 200 personnes, de sept pays européens, sont mobilisées sur la simulation d’une catastrophe dans l’Aude. Le scenario : un séisme à Mouthoumet, suivi d’un tsunami sur le littoral.

Un tremblement de terre à Mouthoumet, d’une puissance suffisante pour déséquilibrer les sédiments accrochés aux parois, à 45°, des canyons du golfe du Lion… Le tout générant un tsunami d’importance déferlant sur le littoral audois ! Vous n’y croyez pas ? Vous avez tort. Ce scénario, non à l’identique mais presque, pourrait se produire, un jour ou l’autre !

C’est un exercice à taille presque réelle qui a débuté hier dans l’Aude, impliquant quelque 150 personnes de 7 nationalités différentes (Italie, Luxembourg, Belgique, Hongrie, République Tchèque, Lituanie et France). Le sénateur Roland Courteau était hier en préfecture pour souligner l’aspect utile de ce type d’exercice et surtout pour dire que, non, nous ne sommes pas à l’abri sur le littoral audois. Certes, en cas de séisme, nous serions moins exposés à un tsunami que nos voisins catalans du nord. Mais tout de même. «La vague d’un tsunami est sans commune mesure et en aucun cas comparable avec une vague de tempête. La puissance est exceptionnelle et dévastatrice», a insisté le parlementaire qui travaille sur le phénomène depuis plusieurs années.

Jusqu’à vendredi «EU Command Post 2012», ce fameux exercice tâchera de répondre à un objectif double : tester l’ensemble des chaînes de commandement de plusieurs pays et évaluer la mise en œuvre du mécanisme européen de sécurité civile. Accessoirement, il sera une expérimentation, à taille réelle, des moyens satellitaires de communication. Enfin, les experts eux-mêmes, quels que soient leurs pays d’origine vont être «expertisés» et validés dans leur fonction. En filigrane ? L’éventualité d’une catastrophe de grande ampleur en Europe, nécessitant une mobilisation communautaire et l’intervention de personnes très qualifiées. Atlantique et Méditerranée sont dotés de 70 stations sismiques et de 30 stations maréegraphiques. Et un réseau d’alerte est en place depuis le 1er juillet. Si les voyants passent au rouge, autant savoir comment s’organiser.
via ladepeche.fr