Le spectre de la pénurie n'a pas fini de planer sur les ondes...

Ondes. Avec l’essor des technologies sans fil, le spectre hertzien est aujourd’hui sur-utilisé et sur-attribué. On redoute même une pénurie.

Eau potable, pétrole, minerais… On le sait, notre planète commence à manquer de bien des choses. Et voici qu’une autre ressource naturelle s’achemine vers la pénurie : le spectre hertzien ! Soit ce long ruban de fréquences électromagnétiques qui courent de quelques centaines de hertz à environ 300 gigahertz (impulsions électromagnétiques par seconde). Indispensables aux télévisions, radios, téléphones mobiles, appareils wi-fi, télécommandes ou encore GPS. Sans oublier les radars du trafic aérien et maritime, les radars militaires, ainsi que ceux de la recherche scientifique.

Comment des ondes peuvent-elles être menacées de pénurie ? Il faut savoir que le spectre hertzien, s’il se compose en théorie d’un nombre infini de fréquences, est en fait utilisé par bandes. De 108 à 137 MHz pour les liaisons radio aéronautiques, de 470 à 790 MHz pour la bande Ultra Haute Fréquence (UHF) de la télévision, par exemple. L’attribution des fréquences relève de la responsabilité de chaque pays, qui dispose de sa ressource spectrale comme bon lui semble, au même titre que des richesses de son sous-sol. La gestion du spectre au niveau international est assurée par l’Union internationale des télécommunications (UIT), avec un impératif physique : ne pas utiliser une même fréquence à un même endroit et à un même moment, sous peine d’interférences entre les signaux. Mais avec l’essor rapide des technologies sans fil, le spectre est aujourd’hui sur-utilisé et sur-attribué. De fait, dans la plupart des pays industrialisés, plus une seule bande n’est disponible sous les 5 GHz.

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