F5QT

Jean-Paul Bruniquel (F5QT) voyage depuis Castéra en discutant tous les jours avec des radio-amateurs du monde entier, dès 6 h 30 du matin. (Photo Jean-Jacques RINALDI)

[col-sect][column]Si on grimpe vers le Vieux Castéra en empruntant la rue de l’Église, on peut voir sur la droite une antenne qui culmine à 17 mètres de haut. Parfois elle bouge, car elle s’oriente afin de trouver la meilleure propagation des ondes pour que son propriétaire, Jean-Paul Bruniquel, puisse communiquer avec le monde entier.

Jean-Paul Bruniquel et son épouse Jeanine sont radio amateurs. Une passion dévorante pour le couple qui est détenteur de plusieurs licences. Cette passion ne date pas d’aujourd’hui puisque dès l’âge de 9-10 ans, Jean-Paul Bruniquel s’est intéressé à l’électricité en réalisant quelques expériences. Son intérêt pour la radio débute ensuite vers 10-12 ans sur des ondes courtes. C’est là qu’il rencontre un habitant de Castres, où il réside, après l’avoir entendu sur les ondes.

Plus tard, lors d’un voyage en Italie, il récupère du matériel puis étudie l’électronique à Paris. L’armée l’appelle et il poursuit sa passion en intégrant les services des transmissions. Il passe un brevet d’opérateur télégraphiste et devient moniteur à Cahors, Montélimar et Montauban pour l’Alat (Aviation légère de l’armée de terre). Très curieux, il en profite pour faire quelques vols et obtient, dans le privé, un diplôme de pilote.
Des échanges en anglais

C’est en 1966 qu’il réussit son brevet de radio-amateur avec l’attribution de son indicatif FF5QT. « Ce qui me séduit dans la radio amateur c’est la relation, le contact avec les gens. Depuis, certains de mes contacts sont devenus des amis. Ils résident à Madagascar, sur l’île de La Réunion, l’île Maurice ou encore en Chine.

via SUD-OUEST[/column]
[column]Ces rencontres m’ont permis d’aller visiter ces pays et mes correspondants sont aussi venus en France », explique Jean-Paul Bruniquel. En gage de démonstration lors de cet entretien, c’est avec un correspondant d’Arabie Saoudite qu’il communique. Cela lui a aussi permis d’apprendre l’anglais puisqu’il s’agit de la langue officielle des radios amateurs.

« Nous sommes contrôlés et nous ne devons pas avoir d’échanges commerciaux. Notre rôle est aussi de faire des études sur la propagation des ondes. Nous avons un suivi de toutes nos communications que nous enregistrons sur un cahier de trafic. C’est la différence avec la Cibie où eux sont libres. » Alors bien sûr, depuis toutes ces années, Jean-Paul Bruniquel a de nombreuses anecdotes à raconter, comme le jour où il a capté un appel de détresse d’un bateau qu’il a retransmis aux autorités compétentes. Ou lors des événements d’Algérie où il a compris qu’il se passait des choses car, vers midi, toutes les stations étaient bloquées.

Si le morse et le télex font aussi partie de ses moyens de communication, sa passion reste le contact direct. Et cela commence dès 6 h 30 : il converse avec divers correspondants de toute la France et du monde. Malgré le temps qui passe, Jean-Paul Bruniquel est toujours aussi passionné et fabrique son matériel. « La radio est aussi un moyen de voyager, de s’évader. »

Sa femme, si elle est également passionnée de radio-amateur, dédie également une partie de son temps à l’art : elle réalise des aquarelles, des pastels, travaille la peinture au couteau. Ses sujets de prédilection sont les paysages et les portraits. Voilà donc un couple de passionnés qui fait le tour du monde depuis Castéra.
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