Originaire de Valognes dans la Manche, domicilié à Boëcé depuis 2003, année de son départ en retraite, André Charrière a été gendarme durant près de 30 ans dont commandant de brigade à Bazoches-sur-Hoëne.

C’est en février 1983 qu’il devient radioamateur en obtenant l’indicatif F6IGY. « J’ai été intéressé par la radio depuis l’âge de 15 ans. À l’époque, j’avais conçu un poste à galène avec un écouteur de téléphone. J’ai fait beaucoup d’écoute puis en 1975, en Picardie où j’étais en poste, j’ai rencontré un vrai radioamateur qui m’a mis le pied à l’étrier et j’ai été piqué par le virus. »

Ayant passé l’examen d’officier de police judiciaire, « j’ai abandonné la radio quelques années puis ensuite, je me suis remis à la radio et j’ai passé ma licence radioamateur, il y a 28 ans lorsque j’étais en poste à Sainte-Mère-Eglise. Je me suis équipé de matériel et j’ai réalisé 90 % du trafic radio en morse télégraphie que j’ai appris en 6 mois à la vitesse 900. Ensuite, j’ai effectué de nombreux contacts radio avec l’Amérique, le Japon, l’Afrique depuis Sainte-Mère et Bazoches avec un dipôle filaire Levy qui fonctionnait surtout sur la HF. Maintenant, je continue d’émettre en mobile et portable surtout en VHF » explique André Charrière.

L’amour de la montagne

Passionné de montagne et d’alpinisme, André Charrière passe la plupart de ses vacances à Chamonix, au pied du Mont-Blanc. « J’ai fait 7 fois le Mont-Blanc, la montagne mythique, pas trop technique, pas trop difficile avec un accès via le Goûter ou les 3 monts. En 1992, nous étions 20 radioamateurs à être montés au sommet ».

Et cet été, le passionné de radio et de montagne est retourné au sommet du Mont-Blanc. « Je suis parti avec un radioamateur du Pas-de-Calais et avec un marcheur de Vimoutiers. Je n’ai jamais gravi le Mont-Blanc avec un guide car j’ai eu la chance d’être accompagné de radioamateurs qui connaissaient le site. Cette année, en août, nous avons monté une opération, une première mondiale, au sommet, en utilisant un émetteur-récepteur avec GPS incorporé qui envoyait une trame toutes les 30 secondes, avec nos coordonnées géographiques, notre altitude, l’heure et tout cela vers un relais suisse et tout était ensuite retransmis sur Internet. » Que du bonheur.
via OUEST-FRANCE