Le ministère de l’Intérieur a confié à l’inspection générale de l’administration le soin de prendre le pouls du bénévolat de sécurité civile en France. Les conclusions ont été publiées dans un rapport daté de janvier 2012 intitulé « Le bénévolat de sécurité civile, bilan et plan d’action ».

Il s’agit d’un document essentiel dans la mesure où il dresse un bilan complet à la fois sur le plan quantitatif et qualitatif. C’est par exemple la première fois que sont publiés des chiffres sur le nombre réel de secouristes mobilisables dans les associations du pays (33 326). Des constats éclairés sont établis sur la structure du bénévolat et ses faiblesses, sur l’inadaptation de la réglementation, les raisons de la fréquente mise à l’écart des petites structures, jusqu’au caractère affectif de l’engagement des bénévoles. La qualité du texte se mesure à la réalité lucide qu’il décrit, ainsi à propos des conflits récurrents dans les entités : « la vie des associations de sécurité civile est fréquemment marquée par des brouilles irrémédiables, des démissions fracassantes, des passages d’une association à l’autre et, pour les structures locales, par des changements de rattachement aux fédérations nationales, privant trop souvent ce mouvement associatif de la sérénité nécessaire à un engagement bénévole durable. »

Mais le rapport constate également la contribution indispensable des bénévoles et reconnaît l’incapacité de l’administration à favoriser le bénévolat. Il propose donc un certain nombre de pistes pour améliorer la situation. On ne peut qu’y souscrire, et souhaiter que ces options soient prises en considération, au plus haut niveau de l’administration de la sécurité civile.

Article initialement publié le 14 octobre 2012 par Frédéric Séguret sur le site Secourisme.net à l’adresse http://www.secourisme.net/spip.php?breve305 et partagé sous licence Creative Commons Paternité 2.0.

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