Gaëtan Fernette, aux côtés de Corinne Pouderoux.


La fête de la Science au Près-la-Rose hier a une fois de plus attiré la grande foule. Parmi les exposants, le club scientifique du lycée Viette dirigé par François Lachambre et Corinne Pouderoux. Neuf de leurs élèves, dont Gaëtan Fernette, ont expédié dans la stratosphère un ballon-sonde gonflé à l’hélium.

– Tout s’est bien passé ?

– Oui, le décollage a eu lieu samedi, il faisait beau, nous avons eu de la chance.

– Qu’y avait-il à bord de ce ballon ?

– La nacelle en polystyrène extrudé contenait des capteurs d’infrarouges et d’ultraviolets, pour mesurer les rayonnements du soleil et de la terre. Il y avait aussi des capteurs de température et deux appareils photo numériques embarqués, qui prenaient des clichés toutes les 30 secondes. Enfin, la nacelle était munie d’un transmetteur radio fourni par le CNRS, permettant de recueillir les données en direct.

– Le ballon est monté à quelle altitude ?

– A plus de 30 km, 31.600 mètres exactement. Le vol a duré trois heures. La nacelle est ensuite retombée au sol, accrochée à un parachute, à plus de 120 km d’ici, en Allemagne, sur une autoroute. Heureusement, il n’y a pas eu de dégâts !

– Comment le ballon a-t-il été récupéré ?

– Il était géolocalisé, et ce sont les adhérents d’une association de radioamateurs qui sont allés le chercher.

– Quelles conclusions allez-vous tirer de cette expérience ?

– Toutes les données ne sont pas encore exploitées. Par ailleurs, le capteur d’ultraviolets n’a pas bien fonctionné. Cela dit, nous avons pu vérifier que la température, à 30 km de la terre, est de -70°. Nous avons aussi près de 500 photos, qui témoignent de l’ascension du ballon et de la courbe du globe terrestre. Le fait d’avoir entièrement fabriqué ce ballon et tous ses éléments, les samedis matins quand le club scientifique se réunit, a été une expérience très enrichissante.

S.L.
via Est républicain