Quelques unes des lampes de l'époque, ancêtres des transistors.

C’était avant l’ère des satellites, la commune de Saint-Lys a longtemps accueilli un centre de radiocommunications maritimes opérationnel entre 1948 et 1998. Son rôle dans la réception des messages émanant des navires était considérable. L’exposition mise en place par l’institut de technologies des transports et des communications de Toulouse en retrace l’histoire et le fonctionnement. L’une des salles d’exposition dévoile une belle collection de lampes de l’époque, celles qui ont précédé les transistors électroniques pour redresser le courant alternatif. Presque toutes sont de fabrication française. On découvre également d’intéressantes photographies des deux sites, ainsi que quelques appareils récepteurs. Par ailleurs, une large place est faite aux explications techniques que l’on détaille avec curiosité. On s’étonne également de la précision des statistiques concernant les accidents survenant sur les bateaux. A compter de 1983, le CCMM, centre de consultations médicales maritimes de Purpan, fonctionnait avec le centre de Saint Lys pour recevoir 24h/24 les appel de détresse venant des navires. Combien de capitaines ont du avoir recours aux documents médicaux embarqués, les «médecins de papier» pour faire face à une grave maladie d’un marin, avec l’aide des liaisons radio ! L’exposition a été mise sur pied avec les documents et le matériel de l’association «Art, culture et patrimoine» de Saint-Lys.

Musée des Transports, 93 avenue Jules Julien. 05 61 55 02 10 et ittc@orange.fr. Ouverture le jeudi et sur rendez-vous.

La Dépêche du Midi