Quand on habite Pontarlier, nul n’est besoin d’aller très loin pour marcher dans les pas de Guglielmo Marconi. Samedi nous prenons la direction de Martigny. A Ballaigues la vue imprenable sur le Mont Blanc nous rapproche de F3CJ, F6IGY et Serge en ascension vers le sommet. En moins de deux heures, après avoir longé le Lac Léman, nous quittons l’autoroute et accédons à Salvan par une route très sinueuse qui nous offre une superbe vue sur la vallée du Rhône. Ce charmant petit village du Valais typique avec ses maisons en bois, autrefois station « climatérique » devient, en 1895, le berceau de la TSF.

Sur place, un chemin nous permet de découvrir les moraines, les roches moutonnées, et blocs erratiques laissés là par les glaciers il y a 25 000 ans. Parmi ceux-ci « la Pierre Bergère » théâtre des expériences de Guglielmo Marconi. Il met à profit les inventions d’autres chercheurs, et juché sur ce promontoire équipé d’une batterie, d’une bobine de Ruhmkorff, d’un éclateur de Righi et d’une antenne, Marconi y débute ses expérimentations. Il fait appel à un enfant du village, Maurice Gay Balmaz âgé de 10 ans, qui se déplace avec une perche de 2m50 à laquelle est fixé un fil métallique, probablement un cohéreur de Branly, une batterie et une sonnerie. Il agite un drapeau blanc en absence de signal et un drapeau rouge si la liaison est établit. Il s’éloigne d’abord de 4ou5 m attendant que la sonnerie retentisse. Après de très nombreux essais, l’onde passe, le contact est établi. Il s’éloignera de plus en plus dans les environs de Salvan. L’expérience se renouvellera jusqu’au village voisin des Marécottes distant de 1km500. LA TSF EST NEE !

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