Départ imminent pour un périple d'environ 90 minutes.

Longtemps, ils sont restés sur le terrain de football contempler « leur » ballon s’envoler dans les airs, à une vitesse de 300 mètres/minute.
Depuis octobre dernier, à raison d’une séance hebdomadaire d’environ une heure et demie, vingt-six élèves du collège Léon-Droussent – une majorité de 4e et quelques 3e – travaillaient sur ce projet un « fou » d’envoyer un ballon-sonde. Avant de le voir se concrétiser, ils ont dû concevoir, avec le soutien du centre national d’études spatiales, un réflecteur radar, deux nacelles accrochées à deux parachutes, pensé au moindre détail…La dernière étape a eu lieu la semaine dernière : elle a consisté à gonfler le ballon à l’hélium. « C’est peut-être la dernière fois car les réserves d’hélium s’amenuisent dans le monde », indiquait Sandrine Leroux, professeur de sciences physiques au collège de Coucy.
Une fois toutes les vérifications effectuées une ultime fois, le ballon a été lâché dans les airs sous les yeux des collégiens et des primaires de la commune. Un décollage réussi.
Les jeunes scientifiques en herbe vont pouvoir analyser les données fournies par ce ballon-sonde. « Ce n’est pas que pour faire beau, souriait l’enseignante. C’est aussi pour faire des essais sur l’atmosphère : mesurer la pression, la température, la luminosité. » À noter que la plus grande nacelle était équipée d’une caméra ; la plus petite d’un appareil photos « pour prendre des vues aériennes de Coucy ». Une sacrée expérience.
L.Q.
via Aisne Nouvelle