Une vingtaine de moduleurs se sont relayés tout le week-end dans le cadre d’un challenge visant à échanger, par radio, avec des interlocuteurs du monde entier

«Fox-trot, 5, kilo, charlie, tango, portable… Activation du fort de Saint-Elme… » Ce mystérieux message que des amateurs radio des quatre coins du monde ont pu entendre en boucle ce week-end, n’est autre que l’indicatif international de l’Association seynoise des amateurs radio (Asar).

Pas d’appel de détresse, ni d’information capitale à faire passer… Il s’agissait pour les membres du club de réaliser un maximum d’échanges par postes de radio interposés. Antennes immenses, câbles, écrans et émetteurs… le club house de la société nautique de la petite mer – réquisitionné pour l’occasion – avait pris des airs de QG militaire.

Échanges avec le Japon et l’Australie

Les traits tirés par deux nuits passées à répéter inlassablement des messages, les membres du club étaient pourtant toujours aux aguets hier matin. Attentifs à tout son qui pourrait provenir d’un quelconque interlocuteur.

Passionné de radio depuis plus de trente ans, Alain Chaubard tente de résumer le principe du challenge : « Nous lançons notre message sur différentes longueurs d’ondes. Nous donnons notre indicatif international et nous essayons d’enregistrer celui de notre correspondant. »Une sorte de bouteille à la mer suivie d’un échange de cartes de visite.

[col-sect][column]Aux côtés du « moduleur » au micro, un autre membre de l’association note des bribes de messages, puis consigne les échanges dans un carnet. « Nous en sommes déjà à 166,se réjouit Alain. C’est pas mal du tout. On a eu des Australiens, des Japonais, des Néo-Zélandais ».

Si les échanges ne sont pas toujours limpides (la barrière de la langue n’arrange rien), il arrive que des conversations durent quelques minutes. L’occasion de parler « technique », de plaisanter. « Mais nous ne causons jamais politique », rigole Alain.[/column]
[column]Présents lors des épreuves sportives

Pour le président de l’association, Jacques Rouger, ces week-ends sont avant tout un moment de plaisir et de convivialité entre membres du club. «Notre passion est là. Monter des opérations comme celle-ci, échanger aux quatre coins du monde… » Mais cette passion trouve également des usages très concrets. Tout au long de l’année les membres de l’Asar sont régulièrement sollicités par des organisateurs d’épreuves sportives.« Nous allons sur des triathlons, des courses à pied ou de vélo de tout le Département afin d’assurer la sécurité. »

via Var Matin[/column][/col-sect]