Ils pensent à tout. Même à nommer un responsable de la communication. Les élèves de deux classes de seconde du lycée Xavier-Marmier sont bien dans leurs baskets et les yeux rivés vers le ciel.

Les deux nacelles prêtes pour un long voyage.

Depuis le début de l’année scolaire, ils préparent une expérience assez passionnante. Cette semaine, ils vont envoyer un ballon stratosphérique à 30 km d’altitude. « Il y aura deux nacelles. Une largable et une fixe. La première doit redescendre au bout de quelques minutes. Elle sera munie d’un appareil photo. La seconde sera équipée d’une caméra et montera jusqu’à ce que le ballon se dégonfle. Elle redescendra en douceur avec un parachute », explique Paul-Antoine Maugain, un des élèves qui participe au projet SpatiaLXM.

La première nacelle retombera à proximité de Pontarlier. Les lycéens, leurs enseignants et une équipe de radioamateurs scruteront le ciel pour repérer l’endroit d’atterrissage. « La nacelle est très légère, en polystyrène, avec une face brillante pour vraiment être visible. Elle tombera, retenue par un parachute. Nous l’avons conçue légère pour qu’elle ne fasse aucun dégât, même si elle atterrit sur une voiture », prévient Paul-Antoine Maugain.

« Ce projet relie deux matières différentes : les sciences de l’ingénieur et les sciences et vie de la Terre », explique Pierre-Marie Laloy, enseignant en sciences de l’ingénieur. « Dans la nacelle fixe, qui va monter à 30 km d’altitude et subir une température de -50°, nous allons mettre des graines. Et observer par la suite si elles germent normalement ou non. »

Pour ce qui est du jour et de l’heure de décollage, c’est top secret. « Cette opération se fait en partenariat avec le Cnes (Centre national d’études spatiales). Tout est très réglementé et surtout pas ouvert au public », prévient Paul-Antoine Maugain. En revanche, les élèves promettent de partager les photos aériennes de Pontarlier qui auront été réalisées.

Mais il faudra sans doute patienter un peu. La nacelle fixe peut atterrir loin, très loin… Il y a quelques années, une nacelle partie de Franche-Comté avait terminé son voyage dans un jardin… en Autriche !

Ianis MISCHI
vie Est-Républicain