Hier après-midi, les élèves de l’atelier scientifique du collège Victor-Hugo ont lancé un ballon-sonde aux nacelles chargées de divers capteurs.

Sonia, Yasmine, Clara, Marine, Vincent, Julien, Mikhali et les autres ont mis en place la chaîne de vol (avant d'admirer l'envol d'Alea jacta est.)

«LE travail de neuf mois ! Qui va partir dans les airs ! Enfin ! On faisait le compte à rebours ! » Hier après-midi, il y avait un ballon au centre du terrain de rugby, au stade Vélodrome de Chauny, mais ce ballon n’était pas ovale. C’était un ballon-sonde tout rond, gonflé à l’hélium, que les élèves de l’atelier scientifique du collège Victor-Hugo s’apprêtaient à lancer, dans le cadre de l’opération « Un ballon pour l’école » menée en lien avec l’association Planète sciences Picardie, représentée par Daniel Lefebvre, aéro-technicien.
C’est Sonia Dahmani, l’une des élèves du groupe encadré par Emmanuel Mailly, professeur de mathématiques, et Véronique Kordyl, professeur de physique-chimie, qui exprimait un sentiment mêlant impatience et regret d’arriver à la fin de cette aventure scientifique.
Le sort en est jeté
Parmi la dizaine d’élèves de 4e impliqués dans l’atelier chaque lundi après-midi depuis septembre, Sonia a travaillé avec ses copines Yasmine Khatal et Clara Coquelet à la mise en peinture des deux nacelles chargées de matériels pour des expériences de mesure, capteurs de pression et de température. Mais elles n’ont pas fait que cela. Elles ont contribué au choix du nom de ce ballon-sonde et de ses nacelles, Alea jacta est, et surtout elles ont bossé dans le groupe « boum-boum » de l’atelier : « Il s’agissait, comme son nom l’indique, du groupe chargé de déterminer à quelle hauteur le ballon explosera. »
Car une chose était sûre, s’élevant dans les airs, le ballon parti avec un diamètre de trois ou quatre mètres allait continuer à grossir, pouvant monter jusqu’à 30 000 mètres et atteindre un diamètre de 20 mètres avant d’éclater.
La pièce est jouée
Une nacelle largable devait se détacher au bout d’une ou deux minutes de vol, pouvant être immédiatement récupérée dans les environs avec son appareil photo (20 clichés espérés), la nacelle principale chargée des instruments de mesure restant avec le ballon jusqu’aux 28 ou 30.000 mètres.
« On devrait la récupérer dans le sud de l’Aisne, expliquait Emmanuel Mailly. Les deux nacelles contiennent des notices explicatives avec demandes de retour au collège pour qui les trouvera. »
L’idée était de recueillir dans un premier temps en direct sous une tente aimablement prêtée par la municipalité les informations émises sur la pression et la température, et de faire, ensuite, un travail d’analyse des données au collège, le lundi après-midi.
La nacelle largable ne s’est finalement pas détachée comme prévu. Elle sera récupérée avec la nacelle principale, où un système video intégré devrait permettre aux élèves de voir à haute altitude la courbure terrestre. Acta est fabula !
François FENE
via l’UNION