Un consultant sécurité de BT a découvert une incroyable faille dans les cartes bancaires équipées d’une puce NFC (Near Field Communication). De notre point de vue, la seule solution acceptable est de les détruire. Le GIE Cartes Bancaire nuance et parle d’une expérience de laboratoire.

Cela fait déjà quelques semaines que Renaud Lifchitz, consultant sécurité au sein de British Telecom, tire la sonnette d’alarme durant des conférences ou ateliers qu’il anime. Sûr de ses découvertes, il a ainsi prévenu la Gendarmerie, les ministères des Finances et de l’Intérieur, La CNIL et d’autres organismes pour que des solutions soient trouvées car la faille qui affecte les cartes bancaires n’en est pas une : il s’agit d’un gouffre. Tellement béant qu’on se demande comment on a pu laisser passer une chose pareille. Résumons.

A l’aide d’une clé USB NFC ou encore d’une application pour téléphone mobile Android (une centaine de lignes de code max), il est possible de récupérer l’intégralité des informations d’une carte bancaire, à la seule exception du cryptogramme visuel de 3 chiffres imprimé sur le dos de la carte. Toutefois, le hacker pourra récupérer le nom du porteur de la carte, le numéro d’icelle, sa date d’expiration et le détail des vingt dernières transactions effectuées avec date, pays, montant et devise. Contrairement à ce que prétendent certains, il n’est pas nécessaire de placer la carte à une distance de 3 à 5 cm du lecteur pour capter les informations. Renaud Lifchitz affirme qu’il est possible de se trouver à 1,5m lorsque la carte est passive et 15 mètres lorsqu’elle est active, c’est-à-dire en cours de transaction. Notons que le plus incroyable est que la transaction NFC, elle-même, est sécurisée. « Sur les cartes de paiement NFC, il y a juste signature du paiement par la carte (ce qui ne protège absolument pas les informations de la carte ni du porteur), mais aucune authentification, aucun chiffrement des échanges et il y a de nombreuses informations personnelles», déclare Renaud Lifchitz.

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Quant à l’écoute passive d’une transaction de paiement, elle ne nécessite pas plus de 300€ pour un récepteur radio qu’on trouve dans n’importe quelle boutique de radioamateur. On atteint sans problème les 15 mètres de portée avec ce type de matériel, sans antenne particulière (une bête antenne FM d’un vieux poste de radio). Les arguments de distance et de matériel coûteux ne tiennent pas très longtemps à l’examen… ». A chacun de se faire son opinion sur le côté « laboratoire » des tests pratiqués.

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