COUDEKERQUE-BRANCHE
Réalisé par les élèves du club Espace du collège Jules-Ferry, le ballon sonde étudiera, notamment la pression atmosphérique. Il a été lancé vendredi après-midi. « Pour le réaliser, il nous a fallus une trentaine d’heures, avec cinq élèves. On a fait une vingtaine de séances d’une heure et demi par semaine, la plupart du temps au moment des repas », explique Bruno Évrard. Professeur de sciences physiques,il a, avec Marc Vermeulen, professeur de technologie, sensibilisé les élèves aux sciences spatiales et aérospatiales au travers du club Espace.

Les élèves du club Espace ont lancé un nouveau ballon-sonde, au stade Delaune.

Par rapport au ballon lancé l’an dernier, il y a quelques nouveautés selon Bruno Évard : « On a travaillé sur la pression atmosphérique qu’on n’avait pas du tout abordée l’an dernier. On a amélioré l’autonomie des caméras embarquées. Sinon, on retrouve les capteurs de températures qui sont impératifs pour ce lancer et qui vont nous permettre de mesurer l’altitude. » Alors que le ballon, rempli de 5 m³ d’hélium, est prêt à s’envoler, Mathieu Vigouroux, de la délégation Nord – Pas-de-Calais de l’association Planète Sciences, prend son téléphone pour demander les autorisations d’envol. « La difficulté, dans le Nord, c’est que le ballon ne s’arrête pas à la frontière. Il faut donc s’assurer d’avoir l’autorisation de toutes les personnes qui gèrent l’espace aérien des endroits où il peut aller, à partir d’une trajectoire prévisionnelle. Là j’appelle la tour de contrôle de l’espace aérien belge, à Bruxelles, celle de l’espace aérien du Nord – Pas de Calais, à Lesquin, et celle de l’aviation militaire », explique-t-il. Et d’attirer notre attention sur une particularité coudekerquoise : « Il y a toute une zone au-dessus des Flandres qui est gérée par l’espace aérien belge ! » Il ne cache pas en tout cas son plaisir d’accompagner le collège Jules-Ferry. « Cela fait trois ans qu’on les suit sur des projets de ballons et chaque année, il y a un projet de qualité avec des anciens qui font la liaison d’une année sur l’autre. Grâce à cela on ne redémarre pas à zéro à chaque fois. »

Cette année, l’association Planète Sciences a accompagné sept projets similaires dans la région, sur un total de 85 dans toute la France. « Un de nos bénévoles, Stéphane Markiewicz, est intervenu trois ou quatre fois auprès des jeunes et des enseignants pour leur présenter le projet, les accompagner dans la réalisation du ballon et vérifier qu’ils respectaient bien le cahier des charges de l’aviation civile, afin qu’on ne se retrouve pas, le jour J, avec un ballon qu’on ne pourrait pas lâcher. »
via lavoixdunord.fr