Le spatiobus est un satellite terrestre qui permet aux jeunes de prendre la route de l'espace.

En montant dans le spatiobus, les jeunes peuvent connaître les activités spatiales, participer à des ateliers d’initiation ou développer un projet.

Jeudi 13 h 30. Une foule impatiente s’est massée sur l’esplanade de l’Isae-Ensma sur la technopole du Futuroscope, où un événement majeur, organisé avec le CNES (Centre national d’études spatiales), a marqué une journée placée sous le signe de l’espace.

Quatre projets spatiaux ont été présentés dont le lâcher d’un ballon stratosphérique. En parallèle se déroulait la finale académique des Olympiades « Sciences de l’Ingénieur » réunissant 14 groupes de 4 lycéens qui présentaient des projets innovants dont le vol parabolique, la fusée expérimentale, la canette-satellite…
Gonflé à l’hélium le ballon d’un diamètre de 2,50 m, pèse 2,5 kg. Il dispose d’une « chaîne de vol » composée d’un réflecteur radar, d’une nacelle bourrée d’appareils de mesure et d’un parachute. En moins de deux heures, il atteindra, à la vitesse de 5 m par seconde, 30 km d’altitude. Son but ? Transmettre des données par télémesure au spatiobus resté sur le parvis de l’école.

Un outil au service de la diffusion spatiale

Créé en 1962 le spatiobus, satellite terrestre, a un double objectif : faire connaître les activités spatiales et leurs applications et permettre aux enseignants et aux animateurs d’utiliser l’espace comme support d’apprentissage dans leurs missions éducatives. Il propose ainsi des ateliers d’initiation et forme ceux qui développent des projets pédagogiques liés au spatial.
L’objectif est de sensibiliser à l’apport du spatial dans l’environnement, ses applications grand public, la science et l’accès à l’espace. Il joue un rôle technique en permettant la réception de télémesures, le traitement des données transmises par les fusées ou les ballons expérimentaux mis en œuvre lors de campagnes de lancement. Chaque année avec le Spatiobus, ce sont plus de 12.000 jeunes qui « s’envolent » vers l’espace.

Marc Wast
via lanouvellerepublique.fr