Le gouvernement a demandé au gendarme de l’audiovisuel, lors d’une réunion interministérielle début avril, de ne lancer un appel à candidatures qu’après l’élection présidentielle. Mais le CSA a décidé de passer outre.
Dans l’épineux dossier de la radio numérique terrestre (RNT), le gouvernement pense qu’il est urgent d’attendre. Il l’a même dit et écrit au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Précisément, le gouvernement a demandé au gendarme de l’audiovisuel d’attendre la fin de l’élection présidentielle avant de relancer l’attribution de fréquences pour la RNT. Cette demande a d’abord été formulée le 2 avril lors d’une réunion interministérielle où étaient présents les membres de plusieurs cabinets ministériels (Matignon, culture, industrie, Bercy). Ensuite, ce souhait a été réitéré par écrit dans le compte-rendu de cette réunion, compte-rendu envoyé par le gouvernement au CSA. Argument avancé par le gouvernement lors de la réunion : aucun argent pour la RNT n’est actuellement prévu dans le budget de Radio France. Néanmoins, le CSA a décidé de ne pas obtempérer. Juridiquement, le gendarme de l’audiovisuel n’y est pas tenu : c’est une autorité administrative indépendante du gouvernement, et en particulier, le dossier de la RNT relève de son seul pouvoir. En pratique, le collège du CSA a décidé la semaine dernière de relancer un appel à candidatures pour la RNT sur Paris, Marseille et Nice, avec l’objectif d’octroyer les fréquences cette année. Un appel à candidatures pour le reste du pays devrait être lancé en mai.

Bras de fer entre grands groupes privés et indépendants…

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