Le titre est un peu fort, mais c’est néanmoins ce qu’on ressentit les chasseurs de radiosondes Francs Comtois, ce week end lorsqu’ils se sont rendus compte que les radiosondes de Payerne arrivaient en masse sur le Haut Doubs.

Aux abris ? NON, aux prévis !
Tout a débuté vendredi soir, par une « alerte » (système développé par F6AIU, ici) indiquant la probabilité de chute de C34, dans le Doubs, samedi et dimanche.

Affinage des prévisions, discussions entre les chasseurs potentiels, stratégie, briefings, check list matériel, … nous ont occupé quelques heures et les décodages des dernières positions GPS des radiosondes nous ont grandement facilité la tache.
La 1 ère radiosonde a été récupéré dimanche matin, vers Vellevans, puis la suivante dimanche après midi vers Guyans-Durnes. Elles étaient toutes les 2 couchées au sol, dans un pré, à quelques mètres de la dernière position décodée.

Lundi, ca continuait. Celle de la nuit s’était posé vers Bulle, au nord de Pontarlier, mais l’écoute de la fréquence ainsi que le ratissage n’avait rien donné. Par contre, pendant que les équipes ratissaient, d’autres radiosondes étaient lancées : une à 10h00 et une autre vers 11h00 (heures locales) ! Un beau cirque sur la fréquence !

Ces 2 la ont été récupéré, à proximité du village des Fourgs (fief de Georges F4EWJ, membre actif du radio club de Pontarlier), dans des forets. Mais, allez savoir pourquoi, Jean Claude, notre écureuil régional, n’a pas même pas eu à chausser les « grimpettes » ! Trop facile (*) !

Restait encore celle de 13h00, partie avec sa sonde d’ozone et récupérée à proximité des carrières de Vuillecin.

En parallèle de toutes ses recherches, nous avions utilisé la fréquence des chasseurs de ballons (145.550 MHz) pour communiquer entre nous. Et si une nouvelle équipe de chasseurs était venue, elle aurait forcément entendu les équipes mobiles ou les équipes restées en fixe (dont F6AIU, qui, malgré la distance, arrivait confortablement en simplex).

Sur le terrain : Marie F5UAY et Jean Claude ; Georges F4EWJ ; Jean Claude F5HLQ, Théo et Stéphane F1SRX.
En fixe : Francis F6AIU.

Ce que nous avons appris :

– la plupart de ces RS étaient au sol et leurs portées étaient faible (environ 1 km pour des écoute en roulant). D’où l’intérêt de relevés gonio en points hauts et de stations fixes bien dégagées pour les décodages des dernières positions GPS.

– comme on le voit sur une des photos, le parachute de la C34 est très souvent emmêlé dans la ficelle ou les restants d’enveloppe, ce qui donne une vitesse de chute assez grande (nous utilisons 700 m/ mn pour Ballon Track).

– Maintenir une écoute permanente sur le 145.550 Mhz et idéalement, utiliser une station fixe en support et surveillance de la fréquence.

Stéphane F1SRX.

(*) PS : Gougoux, c’est bizarre, mais depuis que tu es partit aux antipodes, les ballons sont faciles à récupérer ; pas besoin d’hélicos ou de bateaux …