Envoyer un ballon dans l’espace. Tel est le projet de quatre lycéens de la cité scolaire Colbert-Cros de Sablé. Ronan Toudic, Quentin Cahoreau, Thibault Dubosq et Sylvain Million, ensemble en Terminale Scientifique Sciences de l’Ingénieur, travaillent à sa bonne réalisation depuis le début de l’année scolaire.

Thibault, Sylvain, Quentin et Ronan sont à la fois impatients et stressés de voir si leur projet de ballon stratosphérique fonctionnera comme ils le souhaitent.

« C’est notre fil rouge, commente Ronan. On applique de façon pratique ce qu’on a vu en cours de façon théorique. » Pour mener à bien une telle idée, cela demande du temps. Justement, du temps, ils n’en ont plus à perdre… « On était parti sur un bras automatisé. Mais notre professeur nous a dit qu’il y avait le financement pour faire le ballon stratosphérique. On s’est donc lancé avec un peu de retard. » Un retard qui s’est aussi accentué par le délai de livraison de certaines pièces. « Il faut que la commande parte, arrive… Après, il ne faut pas que les composants nous lâchent, comme cela a pu nous arriver… »

[col-sect][column]30 000 m d’altitude

Pour tout rattraper, les quatre jeunes hommes n’ont pas hésité à faire des heures supplémentaires, en plus de leurs deux heures hebdomadaires, dans le cadre de leur PPE, projet pluritechnique encadré. « Par exemple, on a pris quatre heures mercredi après-midi pour avancer. » Même s’il reste encore du travail, certaines choses ont déjà été réalisées. « On a fait tout ce qui est capteur météorologique, avec les capteurs de pression, de quantité de lumières et de rayons ultra-violets. On a aussi installé un appareil photo, qui prendra des clichés toutes les 8 secondes. » Quand on sait que l’engin montera jusqu’à 30 000 mètres d’altitude, les quatre lycéens peuvent s’attendre à avoir de sacrés panoramas de notre belle planète bleue.

Un traqueur GPS a aussi été mis en place. « On aura la position de notre ballon stratosphérique par SMS. » Pour la précision, il faut savoir que le ballon mettra, logiquement, une heure pour monter et deux à trois heures pour redescendre. Charge à eux d’aller le récupérer une fois qu’il aura atterri. « Généralement, il y a un écart de 50 à 300 km en moyenne entre le point de départ et le point d’arrivée, précise Sébastien Maudet. Ce qu’on espère, c’est qu’il ne tombe pas sur des lignes à haute tension, ou sur des lignes TGV. Il faut que l’on puisse récupérer le ballon sans causer et se causer de soucis. »

Dans leur dernière ligne droite, Ronan, Quentin, Thibault et Sylvain devait encore installer et tester le système de largage de la nacelle du ballon. « À l’intérieur, il y aura un œuf. On verra s’il y a un impact. » Ils doivent aussi s’atteler à faire un objet le plus léger possible. « Ca ne doit pas dépasser les deux kilos, précise Sébastien Maudet. Il faut faire en sorte d’innover pour éviter la surcharge. »[/column]
[column]En relation avec le Cnes

Pourtant, pour faire fonctionner leur système, ils auront besoin de piles. Ce qui pèse assez lourd dans l’ensemble de leur projet. « On va voir si on peut coller un petit panneau solaire. Cela pourrait nous permettre de réduire la masse des piles… » En attendant, les quatre scientifiques en herbe sont à la fois impatients et stressés. « J’espère que ça marchera, lance Quentin Cahoreau. Il y a une finalité derrière. On doit faire des mesures météorologiques. Le Cnes attend beaucoup de nous. On a un peu de pression. Et encore plus quand ce sera le lancement ! »

Une pression qui peut aussi s’expliquer par l’enjeu scolaire de ce ballon stratosphérique. « On va avoir un oral pour le Bac, où il faudra présenter notre projet », explique Sylvain Million. « On aura aussi un concours, le 25 avril, poursuit Thibault Dubosq. Ce sont les Olympiades des SI. » Comprenez Sciences de l’Ingénieur… Il faut, encore, rajouter à cela un autre concours : le CGenial. « On le fait pour le plaisir. »

Une vidéo sur Internet

Pour l’occasion, une vidéo, qui est en ligne sur Dailymotion, a été réalisée, où ils expliquent leur projet en détail. « Ca n’a pas été simple de faire cette vidéo, se souvient Quentin. Personnellement, je suis assez timide. On avait noté les mots-clés au tableau et on s’est lancé. Mais il a fallu plusieurs prises ! » C’est donc sur plusieurs fronts que les quatre lycéens attaquent leur fin d’année scolaire. Et pour eux, pas question de lâcher la pression !

via lesnouvellesdesable.fr
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