Les premières fusées géophysiques américaines destinées à étudier le vent soufflant à une vitesse de 320 à 480 km/h à une altitude d’environ 100 km, à la limite de l’atmosphère terrestre, ont décollé du centre d’essai de la NASA située sur l’île de Wallops, en Virginie, rapporte la NASA.

Lancés à des intervalles de 80 secondes, cinq fusées de type Terrier ont dispersé de l’aluminium triméthylique, un liquide sans couleur, à une altitude de 80 km dans le cadre du projet « Anomalous Transport Rocket Experiment » (ATREX).

Cette expérience doit permettre de mieux comprendre l’influence des champs électromagnétiques spatiaux sur les satellites artificiels et les systèmes de communications. Les chercheurs comptent également pouvoir expliquer comment les troubles atmosphériques enregistrés dans une partie du globe terrestre se propagent sur l’autre partie du globe en seulement un ou deux jours, selon le site de la NASA.

L’aluminium triméthylique réagit avec l’oxygène, laissant des traces lumineuses que les chercheurs peuvent observer pendant une vingtaine de minutes au moyen de caméras installées en Caroline du Nord et dans le New Jersey. La réaction chimique n’a pas d’effets nocifs, elle produit de l’alumine, du dioxyde de carbone et de la vapeur d’eau.
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