Nouveaux émetteurs, récepteurs, puces, encodeurs : une grappe d’entreprises s’est lancée, dès 2008, pour répondre aux innovations demandées par la RNT. Des petits industriels qui, depuis quelque temps, serrent les fesses. C’est le cas de Cameon E-Steresys, entreprise nantaise qui a mis au point un récepteur RNT, le Diabolo. «En 2008, on avait les garanties législatives et les financements. Tous les feux étaient au vert, se souvient son PDG, Laurent Michel. Mais en soulevant le voile de la mariée, on a vu qu’elle avait du poil aux jambes.» Près de 500 000 euros ont été investis en deux ans sur le récepteur, complètement dans le vide. «Fin 2009, tout s’est cassé la gueule. On a stoppé nos tests, nos partenariats, nos levées de fonds.»

Ecreso, une société bordelaise qui fabrique des émetteurs, n’a pas non plus «hésité à faire des investissements lourds», reconnaît Nicolas Boulay, directeur général délégué à la technique de Worldcast, le groupe qui chapeaute Ecreso : près de 700 000 euros ont été investis pour mettre au point des émetteurs RNT.

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