Une équipe de l’Observatoire de Haute-Provence (Alpes de Haute-Provence) a mis au point un prototype prometteur qui doit permettre, dans un avenir proche, la construction du plus grand télescope au monde afin d’observer les exoplanètes et la surface des étoiles.

Le projet « Carlina », démarré en 2002, s’appuie sur une technique inédite: un réseau de miroirs de 25 centimètres espacés les uns des autres, à même le sol. Au-dessus de ces miroirs, une nacelle équipée d’une caméra et portée par des câbles tendus par un ballon à hélium.

L’ensemble doit être aligné au millimètre près. Pari réussi fin 2011, l’équipe ayant « réussi à régler au micron (un millième de millimètre, NDLR) les miroirs sous l’optique », explique Hervé Le Coroller, astronome et responsable scientifique du projet.

Grâce à ce système de petits miroirs, chacun beaucoup plus léger que les volumineux verres d’un bloc utilisés dans les télescopes classiques, il juge possible la construction, dans les prochaines années, d’un télescope géant, doté d’une résolution unique au monde, équivalente à celle d’un télescope de l’ordre de 100 m, voire plus encore (500 m à 1 km) dans un futur plus lointain.

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