Ma collection s’est enrichie (merci Henri) de l’un des premiers récepteurs Nardeux T.264 du moins si j’en crois son numéro de série et la date du firmware (1985). Ce modèle ne diffère guère de l’autre récepteur en ma possession (firmware de 1989) à deux exceptions près: la tropicalisation des cartes du premier et le changement du fournisseur des condensateurs chimiques. Un changement devenu source de problèmes, les condensateurs du second fournisseur montrant des signes de faiblesse notamment une fuite de l’électrolyte.

Le redémarrage de ce récepteur a nécessité quelques interventions techniques dont l’ajustement de certaines des tensions d’alimentation détectées trop élevées par les fonctions de diagnostic (9.2V au lieu de 9V et 15.4V au lieu de 15.2V) ainsi que le changement d’un condensateur de filtrage et d’un transistor de commande dans le préselecteur. Le test complet se déroule désormais sans erreur, il restera à valider au générateur HF la bonne tenue des spécifications.
Le Nardeux T.264 est un appareil ‘Made in france’ comme l’indique la sérigraphie et comme le rappelle aussi la fonction de test N°99. Celle-ci joue en effet ‘La Marseillaise’ si l’on a pris soin de positionner auparavant le commutateur de sélection de la sortie audio sur la position 0. En l’absence de tout synthétiseur, ou générateur de fonction, les notes sont générées par le biais d’un signal logique modulé en largeur d’impulsion (PWM) comme celà était aussi le cas sur les ordinateurs personnels de l’époque dont l’Apple II. Le résultat est pour le moins étonnant, et plus encore, le changement dans le tempo que l’on observe entre les deux versions du firmware: rapide en 1985, plus lent quatre ans après…


Ce récepteur a notamment équipé le service de presse des ambassades Françaises.

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