Raspberry Pi (prononcer « paille ») est en train de mobiliser l’attention de la communauté des électroniciens avec un ordinateur à moins de 30 € (un peu plus pour la version avec options de réseau). Le module a été lancé conjointement hier sur les sites de distributeurs RS et Farnell. Wisse Hettinga, le rédacteur en chef de l’édition anglaise d’Elektor a rencontré Eben Upton, le père de cette étonnante Tarte aux framboises pour tout le monde, et lui a demandé comment il voyait l’avenir de son ordinateur sans boîtier, sans clavier, sans écran et sans disque dur, avec en plus un nom de pâtisserie.

Wisse: D’où sort ce nom ?

Eben: Tout le monde ne peut pas s’appeler Gaston. Nous voulions un ordinateur conçu pour Python. Voilà pour le PI. Et pour la framboise… euh, dans le passé, des noms de fruit ont déjà porté chance à d’autres. Alors pourquoi pas nous ?

W: Pourquoi ce prix et ces modalités de lancement ?

E: Dans tout nouveau projet, surgit tôt ou tard la question de la viabilité. Je ne voulais pas avoir à m’en soucier, mais me concentrer sur la conception et la production. Le Raspberry Pi est à considérer comme un produit blanc. Si quelqu’un a de bonnes idées pour sa commercialisation, qu’il me contacte, on apposera son étiquette.

W: Ni clavier, ni disque dur, ni écran… quels donc sont ses atouts ?

E: Je ne vois aucune raison valable pour qu’un ordinateur coûte plus de 50 €. Les périphériques ne font que gonfler le prix alors que tout le monde a ça chez soi, à commencer par un téléviseur. Et un clavier de récupération. Raspberry s’adresse d’abord aux jeunes pour leur donner envie d’apprendre à programmer.

W: Des bruits courent déjà sur la toile… Raspberry Pi sera-t-il l’événement qui nous fera oublier Arduino ?

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