Avec la complicité d’un radioamateur, les enfants des écoles Bragelogne et Mixte II ont échangé des informations par radio.

Malgré les coupures sèches et une poussée de tension, Nicholas Isaac (en blanc) a réussi à maintenir la communication entre les enfants de Bragelogne et leurs homologues de Mixte II. (Djhano ANGEBERT)

« Appel de Bragelogne pour Mixte II. Bonjour 73 88, ici Bravo Tango de l’école de Bragelogne… » Message en main et muni de leur indicatif, chacun des élèves de la périscolaire s’est appliqué à effectuer son appel avec le plus grand sérieux. Vendredi, aux côtés de Nicholas Isaac, radioamateur de son état et indicatif FG0NC, ils sont entrés en relation avec leurs camarades de Mixte II. Objectif ? S’échanger les informations sur les animaux du monde et leur localisation sur les différents continents.
Après un court laps de temps, une voix fluette se fait entendre. Cette fois, il s’agit d’enregistrer le renard qui vit en Europe. « M’avez-vous copié ? » , interroge l’homologue de Mixte II. « Oui, je vous ai copié. Cherrio bye! » Cependant, la mission de nos petits amateurs radio ne s’arrête pas à l’appel. Dans une petite boîte en carton sont recensés les différents animaux selon leur continent. Une fois la main mise sur celui dont il était question lors de l’appel, les enfants ont dû le placer sur la carte du monde. « Où est l’Asie ? » , demande l’une des participantes, hésitante. Marie-Berthe Naigre, stagiaire au service périscolaire, vole à son secours et voilà le panda qui rejoint le continent asiatique.
Le projet des « P’tits amateurs radio » s’est concrétisé sous l’impulsion de la jeune femme. Avant que l’idée de la mise en liaison radio des écoles ne s’impose, elle a pris en compte le thème du service périscolaire – les cinq continents – et les objectifs visés par la Ville. Soit permettre aux jeunes d’accéder à la culture, la connaissance et favoriser les échanges. Marie-Berthe. « L’idée des cinq continents leur évoquait le voyage, l’évasion et nous avons pensé à l’utilisation du support radio amateur pour communiquer, nouer des liens et « se balader » à travers les cinq continents » , confie Marie-Berthe Naigre.
Après quatre mois de stage, la jeune femme a appris à connaître le fonctionnement du service. « Il y a beaucoup d’enfants et il faut trouver le moyen de leur apporter de la nouveauté avec des projets originaux pour qu’ils s’épanouissent différemment. »

via www.guadeloupe.franceantilles.fr