Les deux formations politiques ont déjà mis en ligne leur programme, en vue de l’élection présidentielle de 2012. Des dizaines d’idées sont évoquées et il est parfois difficile de s’y retrouver. OVH a donc épluché ces documents et vous livre un petit comparatif.

[col-sect][column]Très haut débit

Les deux partis souhaitent rapidement couvrir l’ensemble du territoire, en haut débit fixe et/ou mobile. L’objectif est quasi similaire : « d’ici dix ans » pour le PS, « d’ici 2025 » pour l’UMP. Les moyens d’y parvenir, eux, diffèrent. Le parti socialiste appelle à la création d’un opérateur national public, « France Très Haut Débit », qui serait responsable « du déploiement des infrastructures et du co‐investissement public/privé ». L’UMP, elle, compte « alimenter de façon pérenne le Fonds d’aménagement numérique du territoire. Le pilotage national devra s’appuyer sur les nouvelles commissions régionales d’aménagement numérique du territoire […], afin de garantir la complémentarité entre initiative privée et publique. »
L’UMP prévoit également « une bonification des subventions aux collectivités territoriales ayant la plus faible densité qui s’engagent dans des projets de couverture numérique de très haut débit qui répondent aux cahiers des charges fixés par l’État ». Quant au PS, il appelle à l’émission d’emprunts européens (eurobonds), afin de financer ces réseaux numériques dans l’Union.[/column]
[column]Connexion à Internet

Le PS désire instaurer un « droit à la connexion ». Ce dispositif comprendrait « un forfait de base », sans engagement, pour moins de 10 euros par mois, ainsi qu’un « soutien public à l’équipement en matériel des Français, en particulier des élèves et des familles les plus vulnérables ». Le parti veut également mettre en place « un programme de défense des droits des usagers face aux abus des opérateurs et des fournisseurs d’accès (durée d’abonnement, frais de prélèvement, conditions de résiliation, clauses cachées…) ».
Sur ce thème, l’UMP s’attarde davantage sur les caractéristiques des offres web. Elle souhaite « charger l’Arcep (l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, NDLR) de garantir l’accès à un Internet de qualité suffisante, à travers la définition d’exigences minimales ». Pour cela, « l’Arcep devrait mettre en place un observatoire de la qualité de l’Internet permettant […] de mieux comprendre l’effet des pratiques des opérateurs, notamment en terme de routage, d’interconnexion et de gestion de trafic ».

La suite demain
via OVH[/column][/col-sect]