Le vendredi 30 décembre 2011 n’existe pas aux Samoa.

Cet archipel du Pacifique, peuplé de 180.000 personnes, a décidé de changer de fuseau horaire, alors qu’il est placé à proximité de la ligne de changement de jour. Les Samoans ont ainsi dû avancer leurs montres…de 24 heures, se calquant sur les horaires en Australie et en Nouvelle-Zélande plutôt que sur ceux des Etats-Unis.

A la veille de la nouvelle année, les Samoas ont ainsi décidé de se placer à l’ouest de la ligne internationale du changement de jour, qui effectue des zigzags à travers l’océan pacifique et qui suit cahin-caha le 180e méridien.

D’après le Premier ministre Tuilaepa Sailele Malielegaoi, cette décision devrait permettre à l’archipel de commercer plus facilement avec ses voisins.

« Désormais, nous n’aurons plus des gens nous téléphonant de Nouvelle-Zélande ou d’Australie lundi alors que nous sommes les yeux fermés en train de prier à l’église. Et nous ne les appellerons plus le vendredi, alors qu’ils sont eux en week-end », a déclaré le chef du gouvernement samoan à Radio Nouvelle-Zélande.

Des cloches des églises retentiront dans l’île pour annoncer le changement de jour.

« Je pense que les gens sont dans l’ensemble plutôt calmes (…) », écrit l’éditorialiste Savea Sano Malifa dans le Samoa Observer.

Pour s’attirer les bonnes grâces de la population, le gouvernement a demandé aux employeurs de payer tout de même les travailleurs le vendredi 30 décembre 2011, même s’il n’a pas existé. A l’inverse, les banques ne sont pas autorisées à percevoir des intérêts pour ce « lost day » (jour perdu).

Les pays du Pacifique peuvent choisir si la ligne de changement de date passe à leur est ou à leur ouest.

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