Une équipe de recherche sino-canadienne a développé une diode électroluminescente organique (OLED) la plus efficace du monde sur un substrat plastique. Ce résultat permet d’obtenir une OLED flexible, bon marché et durable.

Les OLEDs à fortes efficacités nécessitent des substrats ayant des indices de réfractions « n » élevés (n supérieur à 1,8), donc peu courants ; cette caractéristique est importante afin d’accroitre le taux de sortie de la lumière piégée dans le dispositif. Malheureusement, les matériaux disponibles permettant d’avoir une légèreté et une flexibilité dans les dispositifs OLED ont des indices de réfraction faibles, généralement inférieurs à 1,6.

Afin d’obtenir des dispositifs OLED à la fois à haute efficacité et flexibles, cette équipe de chercheurs de l’Université de Toronto a développé une méthode d’amélioration de la sortie des photons qui ne dépend pas de l’index de réfraction du substrat. Ils ont travaillé sur un type particulier d’OLED, les OLEDs phosphorescentes. Leur dispositif se compose de films plastiques surmontés d’une anode multifonctionnelle formée de plusieurs couches -une couche de couplage optique à fort indice de Ta2O5, une couche d’or conductrice et une couche d’injection de trous en MoO3 [3]- qui a été optimisée (épaisseur et qualité des dépôts) afin d’atteindre une haute efficacité. La performance ainsi obtenue est comparable aux meilleures OLED réalisées sur verre.

Cette étude a été publiée en ligne dans le journal scientifique Nature Phononics du 30 octobre 2011.

[3] Trioxyde de molybdène
source: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68258.htm