Ce sont une nouvelle fois les radios associatives qui prennent l’initiative dans le dossier de la Radio Numérique Terrestre. Le SNRL demande désormais à Michel Boyon, président du CSA de signer les conventions des radios sélectionnées en 2009 pour diffuser en numérique sur Paris, Marseille et Nice. Fort du succès des expérimentations menées à Nantes et Lyon, Pierre Boucard, membre du bureau du SNRL, estime qu' »il est temps de dépasser le stade des démonstrations, des consultations et des expérimentations ». Le SNRL a par ailleurs réaffirmé son intérêt pour le DAB+ et demande au gouvernement de valider cette norme.

Alors que le lancement officiel de la RNT n’est toujours pas à l’ordre du jour en France, le SNRL (Syndicat National des Radios Libres) en appelle désormais à Michel Boyon, président du CSA, et réclame la signature des conventions des 160 radios sélectionnées en mai 2009 pour diffuser en numérique sur les agglomérations de Paris, Marseille et Nice. À l’époque, le CSA avait purement et simplement reporté à une date ultérieure les sélections sur les 16 autres zones qui étaient concernées par ce 1er appel aux candidatures sur la radio numérique. Aujourd’hui, les stations sélectionnées, dont « plus de la moitié sont des radios associatives, indépendantes et des programmes novateurs », souligne le SNRL, « sont toujours dans l’attente du renvoi de la convention qui leur a été proposée, contre-signée par Michel Boyon », déplore le syndicat. En décembre 2009, Michel Boyon faisait pourtant preuve d’optimisme, affirmant que la RNT serait lancée fin 2010, ajoutant que « si la radio ne se numérise pas, elle va doucement péricliter.

Elle ne peut pas être le seul média à rester en dehors de la révolution numérique ». C’était sans compter sur l’opposition des grands groupes nationaux, peu favorables à l’arrivée de nouveaux entrants, et sur la position ambiguë de certaines organisations représentatives des opérateurs régionaux, revendiquant de nouveaux entrants géographiques.

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