Une demi-tonne de débris d’engin spatial s’écraseront quelque part sur Terre, aux alentours de vendredi.

Il mesure 11 mètres de long, pèse près de 6 tonnes, a coûté 536 millions d’euros et s’apprête à retomber sur Terre en morceaux aux environs de vendredi… Il, c’est le satellite américain UARS (Upper Atmosphere Research Satellite) lancé par la navette Discovery en 1991. Sa mission d’étude de l’atmosphère terrestre et de surveillance de la couche d’ozone s’est achevée en 2005, le satellite Aura ayant pris la relève.

Depuis lors, sa destinée – comme celle de tous les engins de ce type – est de retourner sur Terre dans un délai maximum de 25 ans. Reste que, comme l’a annoncé la Nasa vendredi dernier, le satellite UARS ne sera pas entièrement désintégré lors de son entrée dans l’atmosphère… « Pendant la descente du véhicule, la plupart des matériaux sont consumés par l’échauffement qui se produit, mais certains, comme l’acier ou le titane, résistent », explique Fernand Alby, du Centre national d’études spatiales. Aussi, les scientifiques de la Nasa estiment qu’environ 500 kilos de débris du satellite UARS s’écraseront à la surface de notre planète dans les prochains jours.

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