[col-sect][column]L’aérodynamique du vol du faucon est exemplaire : même dans des pièces étroites, les phases de décollage, vol et atterrissage sont parfaitement maîtrisées. Ainsi, Christian Kähler et Alexander Friedl de l’Université de la Bundeswehr de Munich (Bavière) prennent modèle sur le vol du faucon pour développer de futurs drones micrométriques se déplaçant à l’aide de battements d’ailes. Ces objets volants doivent permettre d’une part la détection de personnes ensevelies sous les décombres de maisons détruites ou de mines accidentées, et d’autre part la relève de mesures et de photographies dans des centrales nucléaires ayant subi un incident technique.

Christian Kähler et Alexander Friedl travaillent au sein de ce projet depuis août 2008, en collaboration avec le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) et l’Université technique d’Aix-la-Chapelle (RWTH, Rhénanie du Nord-Westphalie). Au début de l’étude, c’est le vol libre d’une chouette qui fut étudié à Aix-la-Chapelle. Cependant, en raison de la lenteur de ce dernier, les chercheurs de Munich se sont tournés vers le faucon, dont le vol présente un aspect aérodynamique plus intéressant.
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[column]Christian Kähler et Alexander Friedl ont ainsi mené des campagnes de mesures sur le vol d’un faucon dans une soufflerie de 20m de long sur 2m de large. « Dix caméras haute résolution nous ont permis d’enregistrer jusqu’à 6.000 images par seconde », explique Christian Kähler. Cette technologie de caméras n’est disponible que depuis cinq ans, et leur précision rend ce projet unique en son genre. Alors que les principales mesures sont à présent terminées, les données géométriques sont en train d’être exploitées. A la fin de l’année 2011, les mesures vont être transmises à l’Université technique de Braunschweig. « Cette dernière va exploiter les résultats en profondeur et soutenir la continuation du projet », explique Alexander Friedl.

A l’Université de la Bundeswehr de Munich, le projet se poursuivra jusqu’en août 2012. A l’automne 2011, des données manquantes sur le vol du faucon vont être mesurées dans la soufflerie. Ainsi, une étape importante va être franchie dans la compréhension du vol de l’oiseau et le développement de drones autonomes se déplaçant par battement d’ailes.

via http://www.bulletins-electroniques.com[/column][/col-sect]