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Rencontre

Jean-François Millet, un Parisien qui a jeté l’ancre à Quimper, est radioamateur depuis 1973.

Comment est née cette passion ?

Gamin, j’étais passionné par la radio et je voulais être radionavigateur. J’ai été détourné mais, pendant mon service militaire, j’ai été pris pour être radiotélégraphiste – le morse est d’ailleurs mon dada. C’est donc tout naturellement que je suis devenu radioamateur. Et depuis 4 ans, je suis président du réseau des émetteurs français pour le Finistère, une association qui regroupe un peu plus de 200 radios finistériens. Il y a un 1 200 000 radioamateurs dans le monde ! Un peu plus de 15 000 en France et 5 500 en Belgique.

Qu’est-ce qu’un radioamateur ?

C’est une personne qui s’intéresse à la technique des radiocommunications à titre personnel et sans intérêt pécuniaire. Elle doit réussir un examen auprès de l’Agence nationale des fréquences pour obtenir une licence, assortie d’un indicatif qui l’identifie dans tous ses contacts radio. C’est donc très différent des radios, talkies-walkies et cibi d’usage libre. Avec des moyens infimes, les radioamateurs tentent, et souvent réussissent, de se contacter entre pays de toute la planète.

De quoi parlez-vous ?

Uniquement technique, météo, parfois de notre région, jamais rien de personnel. On utilise des fréquences spécifiques, indépendantes des autres utilisateurs et on ne crée donc pas de perturbations à autrui. Nous formons une grande communauté, au niveau du monde, passionnée, chaleureuse et solidaire.

Et la préparation pour ce concours ?

Nous nous sommes préparés bien sûr. Certains sont très expérimentés, avec près de 40 ans de pratique ! Le Sextant, sur l’île Saint-Nicolas, nous a donné son accord pour héberger l’équipe et la municipalité de Fouesnant Les Glénan a soutenu notre projet et nous a apporté son aide logistique. Il ne nous reste plus que quelques problèmes mineurs à régler… Nous n’aurons les résultats que dans plusieurs mois.

via sudouest.fr