C’est un drôle d’équipage qui a investi la cale de Beg-Meil mercredi matin. 14 radioamateurs, de gais lurons venus participer à un concours international aux Glénan, ont embarqué leur matériel sur le bateau de la commune et sur deux voiliers : deux groupes électrogènes, 140 litres d’essence, des batteries pour alimenter les émetteurs, de très grosses antennes, des râteaux pour la haute fréquence, cinq ordinateurs… et des victuailles pour huit jours. Heureux comme des enfants, ils ont pris la direction de Saint-Nicolas.

International Iota

« Nous allons participer à l’International Iota (de l’anglais Islands On The Air) organisé par l’Angleterre » explique Jean-François Millet, président du réseau des émetteurs français pour le Finistère. « Le but est de promouvoir les contacts entre les îles et le reste du monde, de samedi 14 h à dimanche 14 h sans interruption. Pour être 24 heures sur 24 sur les ondes, nous allons organiser des quarts avec deux émetteurs en même temps. Tous les pays du monde, sauf la Corée du Nord, sont en relation et jouent en même temps. Il y aura environ 100 à 150 pays ».

Pourquoi Les Glénan ?

S’il est facile de contacter la Corse ou les Baléares car de nombreux radioamateurs y habitent, il est plus difficile de contacter Hawaï ou les îles Féroé… et beaucoup plus rare de réussir à contacter les Glénan car il faut qu’un radioamateur de passage apporte son poste émetteur-récepteur et son antenne pour y exercer son « hobby ». « Alors, c’est la ruée. Tous les radioamateurs tentent de contacter l’oiseau rare qui manque à leur palmarès ! On espère se classer dans les cinq meilleurs du monde. Certains d’entre nous ont une solide expérience ».

Belges et Français

Six Français, tous originaires du Finistère et huit Belges constituent l’équipe. « Nous avons pris des congés exprès » dit Paul « et nous sommes venus de Belgique avec 800 kg de matériel et trois voitures ! Si nous avons choisi les Glénan, c’est parce que nous sommes malheureux de ne pas avoir d’îles chez nous ! Et comme nous aimons particulièrement la région, nous avions envie de faire entendre internationalement les Glénan ! Après le concours, nous avons d’ailleurs le projet de nous installer, durant quelques heures, avec des stations légères, sur les îles Bananec, Penfret, Cigogne qui ont été rarement « activées ».

via sudouest.fr