Dans la course effrénée à la miniaturisation des composants électroniques, les chercheurs de l’Institute of Materials Research and Engineering (IMRE/A*STAR [1]) ont leur mot à dire à travers le projet AtMol, soutenu par le professeur Christian Joachim [2], chercheur au CEMES (Centre d’Elaboration de Matériaux et d’Etudes Structurales) de Toulouse ainsi que chercheur visiteur invité à l’IMRE. Ce projet européen [3] a pour but principal de créer un prototype de processeur moléculaire sur une période de quatre ans et réunit pas moins de 10 organisations provenant de toute l’Europe incluant également l’IMRE, le seul partenaire non-européen.

Pour cela, de nombreux outils technologiques doivent être mis en place pour manipuler et construire la puce atome par atome. Une nouvelle génération d’équipement permettant une manipulation des puces sous vide ultra poussée commence ainsi à voir le jour combinant des techniques de microscopie champ lointain (optiques, électroniques, ioniques) avec des techniques de microscopie champ proche (microscope à effet tunnel, microscope à force atomique).

Pour permettre à ce projet de se développer à plein potentiel, le premier workshop international sur les machines d’interconnection à échelle moléculaire a donc eu lieu du 28 au 29 juin au sein de l’IMRE à Singapour réunissant les différents groupes de recherche qui ont commencé à designer ces procédés technologiques et à les utiliser.

via http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67317.htm