Internet, chaînes de télévision, radios : dans le club des technologies de la communication, un libertaire fait bande à part.
«Bip, bip, bip ». Si l’on se fie aux bruits d’un premier tâtonnement radiophonique, on se croirait projeté tout droit en 1957, lors de la mise en orbite du premier Spoutnik.

Loin de là, le radio amateurisme est né dans les années 1920 et a pris son essor durant la Seconde Guerre mondiale, notamment avec les liaisons entre la Résistance et Londres.

À l’instar du bateau à voile naviguant à l’époque des cuirassés motorisés, le radio amateurisme est pratiqué par une communauté d’inconditionnels qui peuvent bidouiller leurs machines des heures durant.

C’est ce que nous dévoile François Zaegel, responsable du club radioamateur F6QKL* de la MJC de Chenôve, qui compte une vingtaine de membres et souffle cette année sa 25 e bougie. Aujourd’hui, il enseigne à « cinq jeunes élèves les techniques du radio amateurisme, afin de les préparer aux examens pour qu’ils puissent avoir leurs propres fréquences », livre-t-il.

Aux quatre coins du monde
Échangeant d’un bout à l’autre de la planète, librement et sur de nombreuses fréquences, les radioamateurs communiquent grâce à un jargon spécifique qui leur permet d’être compris dans le monde entier lors de liaisons radios (par exemple « 73 » signifie « amitiés »).

Car aussi étonnant que cela puisse paraître, ces passionnés peuvent communiquer entre eux d’un bout à l’autre de la terre par réflexion des ondes sur l’atmosphère puis par rebondissements successifs.

« C’est la liberté »
Radioamateurs en herbe, les élèves du cours de François Zaegel expriment leur passion. Pour Valentin, étudiant en physique, « C’est la liberté ». « Si nous avons notre examen, nous sommes libres de naviguer sur toutes les fréquences ! », s’exclame-t-il.

« Ce club, c’est aussi l’occasion de mettre au point de nouveaux protocoles de communication, en modifiant des réglages ou en mettant au point nous-mêmes des machines », souligne Romain. Aurélie, sortant tout juste d’un Bac ES, est venue par curiosité, « j’avais arrêté la physique en seconde, mais cet aspect très concret m’a donné très envie de découvrir cet univers ».

La radio s’allume, l’aiguille oscille, les fréquences défilent… Le monde est à portée de leurs ondes !Leur exploit réalisé il y a un mois : entrer en communication directe avec des astronautes de la station spatiale internationale !

via bienpublic.com
*NDLR: F6KQL