Au collège, la fin de l’année a été marquée par des manifestations de parents d’élèves mais aussi par le lâcher d’un ballon stratosphérique confectionné par huit adhérents de l’atelier scientifique. Dans la réalisation de ce projet, ils ont été encadrés par leurs enseignantes Florence Le Tacon et Catherine Tructin.

Ce ballon est monté dans la stratosphère a plusieurs dizaines de kilomètres, a volé pendant trois heures et a fini par atterrir dans les environs de Sarlat, en Dordogne. « Nous avons récupéré des informations intéressantes que nous allons exploiter », souligne Florence Le Tacon, professeur de sciences physiques. Ainsi les élèves ont étudié différents paramètres de l’atmosphère, tels que la luminosité, la pression par le biais de capteurs électroniques étalonnés au préalable et reliés à un émetteur « Kiwi ». Celui-ci convertit les mesures des capteurs en tension.

D’autres expériences « maison » ont été conçues et réalisées par les élèves à l’aide de seringues afin d’étudier la pression atmosphérique ou de prendre des photos aériennes.

De nouveaux volontaires
Des lichens ont même été embarqués comme témoins de la pollution atmosphérique. Cette expérience a été soutenue par le Centre national d’études spatiales (Cnes) et Lacq-Odysée. Et le projet a fait l’objet d’une présentation, le 24 mars dernier, à un jury dans le cadre du concours sciences à l’école, à Cap sciences. « L’atelier scientifique a suscité et développé, tout au long de l’année, chez ces élèves volontaires et motivés, la curiosité d’esprit scientifique dans le cadre de la démarche d’investigation et ils ont acquis une grande autonomie dans leur démarche expérimentale », explique Catherine Tructin, enseignante de sciences et vie de la terre.

Cette expérience a suscité des émules puisque de nouveaux élèves volontaires se sont déjà inscrits à l’atelier scientifique en vue de la rentrée prochaine.

via sud-ouest Patrick Izaute Langon · Le Pian-sur-Garonne · Gironde