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Voilà trois RS qui nous ont bien fait courir, et encore, les vents étaient modérés en altitude. Voici un petit résumé.
Le but de Rolf, de Météo-Suisse était de vérifier l’influence du rayonnement solaire sur les capteurs de température. Pour cela, il avait installé 8 thermocouples répartis sur deux C34 distantes de 1m50. La SGP servait aux mesures d’humidité.

Comme il voulait faire les mesures à la fois en montant et en descendant il avait fait le choix d’un « ballon-parachute », un ballon censé ne pas éclater et freiner la descente très régulièrement puisque son diamètre diminue en même temps que la densité de l’air augmente. L’attelage supportant les trois RS était donc emporté par deux ballons : le ballon « moteur » largué normalement à 32000m par un dispositif coupe-ficelle et un ballon-parachute plus petit.

Oui mais voilà, le coupe-ficelle n’a pas fonctionné (il était commandé par un GPS) et tout le bazar a continué à monter jusqu’à ce qu’un des ballons éclate. Pas de pot, c’est le ballon parachute qui a pété le premier.

Ce n’aurait été qu’un petit problème si l’ensemble avait continué à monter jusqu’à ce que le ballon « moteur » éclate à son tour. Ben non, les restes de l’enveloppe du ballon parachute ont alourdi l’ensemble qui s’est demandé un moment s’il n’allait pas flotter ad vitam eternam. Après quelques instants d’hésitation, il s’est quand même décidé a descendre très lentement et même très très lentement puisque là où une RS bien élevée chute à 40m/s, à 28000m par exemple, notre trio redescendait à 1 ou 2 m/s.

Et c’est comme ça que nos chasseurs franc-comtois, qui s’attendaient à le voir retomber à la frontière franco-suisse, on visité successivement Besançon, Gray, Vesoul, Luxeuil et enfin Rupt-sur Moselle. C’est quand même beau, les Vosges du Sud.

L’ensemble a été retrouvé sur une crête vosgienne, délicatement posé sur un arbre, à 15m de hauteur. Jean-Claude, l’écureuil du Haut-Doubs a sorti son harnais, ses cannes et a entrepris l’ascension du grand sapin voisin. En 20mn tout le bazar retombait dans les bras de Rolf, son inventeur, et Stéphane rendait sa liberté à la baudruche à moitié dégonflée.

Finalement, c’est un peu le principe du ballon d’Andy FRAPI 4 qui s’est appliqué.

Photo 1 : Rolf décrit son expérience. La RS92SGP s’est décrochée pendant la récupération

Photo 1 : Rolf décrit son expérience. La RS92SGP s’est décrochée pendant la récupération
Photo 2 : Le ballon qui flotte au dessus des trois RS est visible à deux kilomètres.

Je viens de rentrer, Stéphane F1SRX et Jean-Claude F5HLQ sont encore sur la route. Et les deux amis suisses de Payerne sans doute aussi.
73 à tous, Roland F5ZV.