Pour s’en convaincre, il fallait voir à l’oeuvre Alain Dupuy – F5BTH pour les initiés – assisté de Jules Teisseyre, code F8BXQ, tous les deux aux commandes de leur émetteur, sous l’oeil expert de Martine Ajello, la présidente du club de radio-amateurs de la MJC de Carcassonne.

Ce 4 juin, ils ont occupé le vieux moulin à vent dont le dernier meunier, Emile Roques, de là-haut a peut-être capté les ondes, dans un improbable mariage du passé historique du village et de la modernité des communications. Alain et Jules (photo) ont pu capter des radio-amateurs en Pologne, en Belgique et en Hollande. D’autres ont donné signe de vie encore plus loin. Autour des deux opérateurs Jean-Michel d’Angelo, Henri Rey et Laurent Tsougas assurent la logistique (photo) Il a fallu dresser une antenne à une cinquantaine de mètres du moulin. L’équipe organise assez souvent ce genre de sorties et a déjà opéré au moulin du Cugarel à Castelnaudary, à St.Papoul, au château de Ferrals. Mais il ne faut pas croire qu’on fait n’importe quoi en radio.

Le système est chapeauté par l’Agence Nationale des Fréquences qui oblige à passer un examen sanctionné par un diplôme. Le club paye une taxe ainsi que chaque adhérent pour avoir le droit d’émettre. Chacun a son code. Le F désigne la France, le chiffre qui suit donne la classe de l’opérateur, soit radio-téléphoniste, soit radio-télégraphiste lequel utilise le morse dont il doit évidemment connaître l’alphabet. Les trois dernières lettres sont les seuls signes laissés au choix de l’intéressé.

Une fausse idée de cette activité assez mal connue serait de croire qu’il s’agit d’un simple hobby. On en est loin. Les cas où des radio-amateurs ont pu sauver des vies ne se comptent plus. Marins, aviateurs et randonneurs le savent. Mais pour l’équipe de Martine Ajello, ce samedi 4 juin aura surtout été une journée de plaisir, même si la pluie s’était invitée au rendez-vous.

via villasavary.blogs.lindependant.com