Photo Mélanie Bobard Malgré le mauvais temps, le ballon s'est envolé. Mélanie BOBARD

[col-sect][column]Vendredi, sept lycéens ont procédé à un lancer de ­“ballon-sonde spatial”, au stade Jean-Desangle, pour mener une expérience.

Des élèves de seconde européenne physique-chimie du lycée Clos-Maire ont procédé à une expérience avec leur professeur Daniel Maktovic, en partenariat avec l’association Planète Sciences et le Cnes (Centre national d’études spatiales).

L’expérience expliquée par les élèves

« Il s’agit d’un ballon stratosphérique rempli d’hélium pour tirer une nacelle qui montera en moyenne jusqu’à 30 000 mètres. La nacelle est équipée d’un capteur de température et d’un appareil photo qui prendra des images toutes les dix secondes. Au sol, nous avons installé une station de réception qui recevra les informations en temps réel. Le ballon monte à une vitesse de cinq mètres par seconde et mettra environ une heure pour arriver à son sommet estimé. Lorsqu’il atteindra 30 000 m, il éclatera ; nous avons prévu un parachute pour sa récupération. Sa descente prendra deux heures. En fonction du vent, le ballon devrait se déplacer jusque dans le Jura. »[/column]
[column]Le jour du lancement, l’excitation et le stress sont présents chez les élèves qui se préparent à finaliser un projet sur lequel ils travaillent depuis le mois de septembre. Odile Nicolardot, aérotechnicienne chargée du projet de mettre en œuvre le ballon, dirige les opérations. Avant de décoller, le ballon est rempli avec deux bouteilles d’hélium pour atteindre trois mètres de diamètre. Malgré la pluie qui a retardé les opérations, les jeunes ont finalisé leur expérience avec brio prouvant que les cours de physique-chimie peuvent aussi permettre d’avoir la tête dans les étoiles.

Une centaine de projets chaque année

Le lancer de ballon stratosphérique est initié par l’association Planète Sciences et le Cnes dans une centaine de villes chaque année. « Nous fournissons la mise en œuvre du projet, mais les élèves doivent réaliser la nacelle », explique Amandine Gueurce, coordinatrice chez Planète Sciences. La sécurité est également un point important : un réflecteur de radar détecté par les avions est lancé avec le ballon, sans oublier que les aérodromes proches ont été prévenus.

via bienpublic[/column][/col-sect]