Fait exceptionnel s’il en est, le ballon de Morteau lâché hier en début d’après-midi, après un vol normal est revenu se poser à 3 kilomètres du Lycée d’où il était parti:


Animation du parcours du ballon – [popup url= »http://www.radiocom.org/wp-content/uploads/2011/05/morteau_m7.jpg »]Agrandir la carte[/popup]

Habitué à la précision des prévisions du site des alerteselectroniques, David le lanceur du Pavillon des Sciences de Montbéliard, n’a même pas sollicité d’équipe de radioamateurs* pour la récupération du ballon ! Et c’est lui-même, accompagné de Manu Professeur de seconde 8 option sciences laboratoires du lycée Edgar-Faure, qui est allé récupérer le ballon après sa pose.
Il faut préciser que les radioamateurs Francs-Comtois l’ont équipé depuis plusieurs années avec tout ce qu’il faut pour qu’il puisse suivre avec la classe le parcours du ballon sur son ordinateur. Et le voir tomber et le récupérer à quelques encablures ont permis à David d’aller enfin sur le terrain pour une récupération seulement 30 minutes après la chute.

Lors de l’éclatement à 31.000 mètres, une petite frayeur, le GPS ne transmettait plus sa position pendant quelques secondes, mais heureusement tout est rapidement rentré dans l’ordre.

Voir le lieu de pose de la nacelle.

*En fait la vérité est ailleurs…., ci-dessous le récit de Stéphane F1SRX:

… il est 12h55 lorsque F1SRX traverse Morteau pour rejoindre le lieu de lâcher et retrouver son équipier Jean Claude F5HLQ. Le kiwi est déjà en route et il était entendu depuis l’entrée de Morteau, soit une portée au sol de + de 3 km : on sait au moins que ce dernier fonctionne normalement. Petite parenthèse : il est toujours important de tester la portée du kiwi, au sol, avant décollage. Habituellement, on le teste avec un récepteur sans antenne et on doit l’entendre à 100 m environ.
13h00 : tiens un ballon qui s’envole … mais ou est la nacelle ? On le comprendra ensuite : c’est une fausse manip, la chaine de vol s’est détachée et tout est partit, sans la nacelle. Tant pis, David à tout ce qu’il faut pour regonfler un autre ballon.

13h20, le ballon part avec une nacelle de forme originale.

13h45, F5HLQ et F1SRX sont en équipe et se positionnent aux fins, à proximité du lieu supposé d’impact.

A 15h00, le ballon éclate, vers 32 000 m. La règle des 2/3 – 1/3 (2/3 du parcours se fait à la montée et 1/3 à la descente) qui consiste à tracer un trait entre le point de départ et le point d’éclatement et de le prolonger de la moitié du chemin déjà parcouru, nous donne une chute possible à l’ouest de Morteau, vers la Mottte. Nous nous y rendons pour nous apercevoir que le ballon file vers le sud est. Nouvelle extrapolation : le point de chute sera vers Montlebon.

Manu, David, F5HLQ photo F1SRX

Vers 15h45, le ballon est au sol, mais il est encore bien reçu et sa position est décodée. Nous en sommes à 400 m, mais du mauvais côté du Doubs. Il faut faire le tour par Montlebon. Coup de fil de david et Manu : « on a les coordonnées de la nacelle, le temps de ranger le matériel et on arrivent ! ».

Le temps pour nous de faire le tour, d’écouter le GPS routier qui nous emmène plus loin que l’on voulait, on arrive sur place après 15 à 20 mn. Le fourgon de David est déjà la !! Il nous fait signe « non ! » On ne comprend pas tout de suite, mais il précise : « on a retrouvé le parachute mais pas la nacelle, elle n’est pas la !! ».
Mais si, le GPS est formel, c’est là, à 200 m. Bon, d’accord, c’est en forêt, et il y a toutes les chances pour que la nacelle soit dans ses hauts sapins.

10 mn plus tard, on se retrouve tous au pied de la nacelle, pendue, par le parachute, à quelques mètres du sol. Quelle chance !

Mais alors ce parachute retrouvé seul auparavant : et bien c’est celui du 1er ballon parti sans la nacelle ! Au final, ce sont moins de 100 m qui les séparaient. C’est quand même incroyable ! Oui, les 2 ballons sont parti du même endroit, mais leurs paramètres de vol étaient complétement différents et il y avait pour ainsi dire aucune chance de les retrouver ensemble.