Des scientifiques européens ont conçu un nouvel observatoire pour détecter les ondes gravitationnelles… Une quête astrophysique en pleine expansion.
Avec ses trois détecteurs reliés par de long bras de 10 km de long, le tout enterré à plus de 100 mètres sous terre, le nouvel observatoire d’ondes gravitationnelles imaginé par des physiciens européens affiche de fortes ambitions. Le projet ET, pour Einstein Observatory en anglais, annonce une sensibilité 100 fois supérieure aux instruments existants : Virgo, Ligo, GEO600… Tout cela pour détecter le passage subtil d’ondes dont l’existence a été prédite par Albert Einstein…

Les ondes gravitationnelles sont issues des déformations de l’espace-temps provoquées par le déplacement de masses très importantes à de grandes vitesses. Par exemple la fusion (ou coalescence) de deux trous noirs. Comme un enfant tombant sur un trampoline, ce déplacement va déformer la ‘toile’ de l’espace temps et entraîner la propagation d’ondes qui voyagent à la vitesse de la lumière mais qui interagissent très peu avec la matière. D’où la difficulté pour les détecter.

L’Observatoire Einstein, dont les scientifiques viennent de présenter les plans, est basé sur les mêmes principes que les observatoires existants comme Ligo ou Virgo. Dans les longs bras placés à angle droit –les interféromètres-, circulent dans le vide des faisceaux lasers. Si une onde gravitationnelle venait à passer, leur longueur varieraient très légèrement : de l’ordre d’une petite fraction du diamètre d’un atome. Cette subtile différence serait néanmoins repérée par le détecteur lorsque les deux faisceaux interfèrent.

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