Les chercheurs de l’Université de Sungkyunkwan à Séoul ont développé une batterie piézoélectrique capable de se recharger à l’aide des sons ambiants et la voix de l’utilisateur. Pour l’instant, il faut environ 100 dB pour produire 50 mV.

[col-sect][column]Un rendement encore trop faible

Des filaments d’oxyde de zinc sont pris en sandwich entre deux électrodes. Une membrane absorbe les vibrations sonores et cause l’oxyde de zinc de se contracter et relâcher. Ce mouvement crée un courant électrique qui va servir à recharger la batterie.

100 décibels sont l’équivalent du bruit subi à 10 mètres d’une voie routière chargée ou à 25 mètres d’un TGV roulant à 300 km/h. Les rendements ne sont pas encore suffisants pour alimenter la batterie d’un téléphone, mais les chercheurs espèrent vaincre ce problème en travaillant sur le matériau de la fibre placée entre les deux électrodes. À ce stade du développement, il est néanmoins permis d’envisager des petits capteurs installés dans nos voitures ou le corps humains.[/column]
[column]Des recherches qui avancent

Ce n’est pas la première fois que l’on parle d’un chargeur piézoélectrique dans nos colonnes. Nokia a déposé un brevet l’an dernier décrivant une batterie capable de tirer son énergie des mouvements de l’utilisateur (cf. « Une batterie piézoélectrique par Nokia »). Des scientifiques de la Georgia Institute of Technology avaient quant à eux conçu un modèle alimenté par les battements du coeur de l’utilisateur. Le problème est que la fabrication en masse de ce genre d’outil reste très difficile et les rendements électriques sont extrêmement faibles, ce qui limite leur utilisation à des marchés de niches. Néanmoins, les recherches avancent et on peut penser que les appareils mobiles qui peupleront nos magasins dans cinq à dix ans récolteront leur énergie de sources qui nous entourent ou des mouvements de notre corps.
via Tom’s Hardware[/column][/col-sect]