Le lâcher s’est bien passé. Et pourtant ce n’était pas évident, car, avec trois ballons à gérer, Andy ON4GB a eu fort à faire. Heureusement le vent au sol était très faible… malheureusement le vent en altitude n’était pas très fort. Mais, même si la distance parcourue ne dépasse pas 300km on peut considérer l’expérience réussie. Le but était de maintenir un ballon gonflé à l’hélium le plus longtemps possible en l’air. Pour cela il ne fallait pas que l’enveloppe éclate. Oui, mais on sait qu’un ballon en latex suffisamment gonflé pour emporter une charge
(ici une radiosonde), s’élève à vitesse constante en augmentant de diamètre jusqu’à ce qu’il éclate à une altitude qui dépend de sa taille, du volume de gaz qu’il contient au départ, de la résistance de l’enveloppe… (généralement 10 à 35000m) Pour que la nacelle redescende lentement, Andy a réparti l’hélium dans trois enveloppes, trois ballons qui sont montés ensembles jusqu’à ce qu’un des trois éclate. La force ascensionnelle étant devenue insuffisante, la nacelle et les ballons rescapés sont redescendus tout doucement, à une vitesse proche de 60m/minute, 3 à 6 fois plus lentement que sous un parachute.

Comme la radiosonde ne transmettait pas sa position GPS, il a bien fallu la suivre par radiogoniométrie classique. Le réseau des chasseurs de radiosondes européen a mobilisé 19 de ses membres qui ont suivis depuis chez eux, minute après minute, les déplacements de la sonde. Les stations les plus éloignées (départements 44, 38, une station allemandes d’Ulm…) ont permis de vérifier que la sonde redescendait quand ils ont senti que la force du signal diminuait. Peu avant l’atterrissage, les écouteurs les plus proches ont mesuré la direction du signal et la zone probable de chute a pu être dégrossie (voir carte).

A cette heure (23h hier soir), la nacelle et le ou les ballons rescapés n’ont pas été retrouvés.
Le vol a duré plus de cinq heures et c’est plus de 70 relevés qui ont été effectués. Une belle expérience de travail en équipe également…

Voir notre article précédent sur FRAPI-4