Les opérations se poursuivaient jeudi pour dégager l’épave du Mirage 2000 N qui s’est écrasé mardi soir en Creuse, alors que les deux pilotes n’ont pas été retrouvés et que des fragments humains ont été découverts mercredi près du cratère, a-t-on appris auprès du Sirpa air.
« Les opérations d’extraction (de l’épave) sont en cours » sur le point d’impact, localisé à Saint-Oradoux-près-Crocq, à l’est de la Creuse, a indiqué à l’AFP le commandant Eric Trihoreau, chef du département médias du Sirpa (service d’informations et de relations publiques des armées) air.

L’épave, pas encore visible, pourrait se trouver « au moins sous une dizaine de mètres de terre », a-t-il estimé. L’appareil a percuté le sol avec une « force effroyable » « à plusieurs centaines de km/h, pour ne pas dire plus », près d’un étang dans un sol « meuble et humide » et a donc « pu s’enfoncer très profondément », a-t-il expliqué.
L’eau de l’étang qui s’était répandue dans le cratère a été pompée et des engins mécaniques du génie de l’air sont en train de retirer la terre pour tenter d’accéder à l’épave.

L’équipage, composé de deux pilotes expérimentés de 30 ans, « n’a pas été retrouvé », a-t-il ajouté.
Les analyses des fragments humains découverts mercredi soir aux abords du cratère sont en cours, selon le commandant Trihoreau.
Ce Mirage de l’escadron de chasse 2/4 Lafayette de la base de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) avait décollé mardi à 20H20 pour une mission « traditionnelle » d’entraînement au vol de nuit en très basse altitude, selon le Sirpa air.

Selon France Bleu Creuse, les recherches, qui avaient été interrompues à 5 h 30 pour reprendre à 7 h, se sont concentrées près du village de Saint-Avit-de-Tardes, à une soixantaine de km au sud-est de Guéret, dans une zone boisée et escarpée.

via AFP et letelegramme.com