Grâce au CNES,à Météo France et àInner Wheel, les enfants de l’Institut des Nestes lanceront un ballon-sonde qui montera dans la stratosphère.

À la fin du mois de mai, un ballon-sonde météorologique s’envolera du site de Météo France à Toulouse.

F. Vidal et N. Tarrène, d'Inner Wheel, Aurélie Boiron et Lydie Balas, directrice adjointe et directrice de l'Institut, et L. Fourcade, enseignant en charge du projet./Photo A. Maillé.

Emportant jusqu’à 30.000 m d’altitude, dans une nacelle, des expériences qui auront été conçues et réalisées par des enfants, de l’Institut des Nestes de Lannemezan.

L’établissement accueille des enfants qui présentent des troubles du comportement qui entravent leur capacité d’apprentissages, ou qui souffrent des déficiences intellectuelles.

« Par des scolarités adaptées, l’un des objectifs est de remettre ces enfants sur les rails d’une scolarité normale », précise Laurent Fourcade, enseignant à l’Institut des Nestes, et qui pilote le projet.

Et d’ajouter : « Le lancement du ballon stratosphérique s’inscrit dans une volonté de faire travailler les enfants sur du concret. Comme lorsqu’ils verront le ballon s’envoler et qu’ils pourront, interpréter le résultat des expériences ».

Y a-t-il de l’oxygène?
Cette action a été possible grâce à la coopération du Centre national d’études spatiales (CNES)et de Météo France à Toulouse, qui fournit les moyens de vol (le ballon). Nous sommes, quant à nous, chargés de construire la nacelle qui emportera les expériences.

Lorsque nous avons abordé et expliqué ce projet, des questions ont fusé de la bouche des enfants : quelle température à 30.000 m, y a-t-il des oiseaux, peut-on photographier la couche d’ozone, y a-t-il de l’oxygène, peut-on voir les avions, les routes, les maisons ?

Par le choix des expériences, nous allons tenter de répondre à quelques-unes de ces questions, ce qui nous permettra à cette occasion de balayer de nombreuses matières scolaires. »

L’association Inner Wheel de Lannemezan a déjà offert un appareil photo et une caméra qui s’envoleront dans la nacelle. « Aujourd’hui, nous avons peu de temps, s’inquiète Laurent Fourcade. Il faut construire la nacelle, et imaginer les expériences avant fin mai. On peut envisager par exemple, de prendre des photos d’un thermomètre qui, couplé avec un altimètre, indiquerait la température dans les différentes couches traversées de l’atmosphère. Vers 30.000 m, le ballon éclatera. »

La nacelle, qui redescendra en parachute, disposera d’un moyen de géolocalisation.

Les enfants seront associés à la localisation, afin de retrouver la nacelle et, ensuite, interpréter les résultats des expériences. »

via ladepeche.fr