Capable de lire une vidéo MPeg 20 fois plus vite qu’un ordinateur classique, ce processeur à mille cœurs n’en a physiquement… aucun : c’est un circuit programmable, un soft processor, savamment configuré pour que ses composants travaillent comme des cœurs. Pour ses concepteurs, c’est un processeur « plus rapide et plus vert ».

Généreux ces Écossais : à l’université de Glasgow, Wim Vanderbauwhede, collaborant avec Martin Margala (université du Massachusetts-Lowell, États-Unis), a concentré plus de mille cœurs sur une même puce. Le résultat est un processeur très rapide, capable de faire tourner des programmes écrits en C++ (donc les plus courants) et très peu gourmand en électricité.

[col-sect][column]Le secret est le choix d’une option peu usitée en informatique : celle des circuits logiques programmables, en l’occurrence un FPGA (Field Programmable Gate Array). Un tel circuit se présente comme un réseau de millions de portes logiques qui sera utilisable de multiples manières, à la différence d’un processeur traditionnel, à la logique câblée. Ainsi, quand Intel vend un processeur à quatre cœurs avec un réseau de communication interne et une certaine quantité de mémoire, les constructeurs d’ordinateurs ne peuvent en rien modifier son fonctionnement.[/column]
[column]Depuis quelques années, cependant, les circuits programmables gagnent en complexité et deviennent courants dans des appareils électroniques, comme les téléviseurs ou les routeurs. Ils remplacent parfois les Asic (Application Specific Integrated Circuit), circuits spécialisés et câblés pour réaliser une fonction précise. Les FPGA sont plus lents qu’eux et aussi plus consommateurs d’électricité, mais ils sont plus faciles à mettre en œuvre et moins coûteux pour les petites séries.[/column][/col-sect]

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