Lancé probablement en 2015, le satellite Taranis étudiera les transferts impulsifs d’énergie entre l’atmosphère et l’environnement spatial de la Terre. La mission vient d’être validée par le Cnes et son investigateur principal, Jean-Louis Pinçon, explique ces curieux phénomènes à Futura-Sciences.

Les éclairs inversés, localisés au-dessus des zones orageuses actives, ont été découverts au début des années 1990 et sont classés en deux catégories, les TLE (Transient Luminous Events) et les TGF (Terrestrial Gamma ray Flashes). Les scientifiques savent encore peu de choses sur l’origine de ces phénomènes, qui semblent générés par les 50 à 100 éclairs produits chaque seconde par les quelque deux mille orages actifs dans le monde. Pour y voir plus clair, de nombreux projets sont à l’étude, dont des expériences à installer sur l’ISS ou des satellites comme Taranis qui apparaît comme la mission la plus ambitieuse. Pour la première fois, en effet « TLE, TGF et éclairs seront observés directement et simultanément au-dessus des orages », nous explique Jean-Louis Pinçon (L2PCE, CNRS/Insu et université d’Orléans), principal instigateur de cette mission.

Avec Taranis, l’idée est d’envoyer un satellite équipé d’instruments spécifiquement dédiés à leur étude et positionné sur une orbite quasi-héliosynchrone à 700 km d’altitude pour « optimiser le rapport nuit sur jour », car les TLE sont plus facilement observables de nuit. Ce microsatellite de 185 kilogrammes de la filière Myriade du Cnes embarquera 7 instruments dirigés vers la Terre pour « prendre des images de ces phénomènes, mesurer les champs électrique et magnétique et détecter les émissions X et gamma ainsi que les faisceaux d’électrons énergétiques ».

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